
"Pour moi, il n'y a qu'une vedette : le film." |
SES FILMS 1951 : La Table aux crevés 1952 : Brelan d'as, Le Fruit défendu, Le Boulanger de Valorgue 1953 : Carnaval 1954 : L'Ennemi public n°1, Le Mouton à cinq pattes 1955 : Les Amants du Tage, Des gens sans importance 1956 : Paris palace hôtel 1957 : Une manche et la belle 1958 : Maxime 1959 : La Vache et le Prisonnier 1960 : L'Adultère, L'Affaire d'une nuit, Le Président 1961 : Les lions sont lâchés 1962 : Un singe en hiver 1963 : Mélodie en sous-sol 1964 : Cent mille dollars au soleil, Week-end à Zuydcoote 1967 : La Vingt-Cinquième Heure, La Bataille de San Sébastian 1969 : Le Clan des Siciliens 1971 : Le Casse 1973 : Le Serpent 1974 : Peur sur la ville 1976 : Le Corps de mon ennemi 1979 : I comme Icare 1981 : Mille milliards de dollars 1984 : Les Morfalous 1991 : Mayrig 1992 : 588 rue Paradis |
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Né Achod Malakian à Rodosto en Turquie, le 15 octobre 1920, Henri Verneuil rejoint
la diaspora arménienne réfugiée en France avec sa famille qui s'installe à Marseille
en 1924.Après ses études secondaires, il entre à l'Ecole nationale des
Arts et Métiers d'Aix-en-Provence où il obtient en 1943 son diplôme d'ingénieur.
De 1944 à 1946, il s'oriente vers le journalisme et la radio. Rédacteur en Chef
du magazine Horizon, critique de cinéma et grand reporter, il fait ses premières armes derrière une
caméra avec de nombreux courts métrages et l'adaptation en 1951 du roman de Marcel
Aymé, La Table aux Crevés avec Fernandel en vedette. Le nom du comédien va pendant quelques temps être attaché
à celui du jeune metteur en scène qui lui offrit un rôle dans plusieurs de
ses longs métrages, Le fruit défendu (1952), Le mouton à cinq pattes (1954) qui a obtenu l'Oscar américain du meilleur film étranger, et La Vache et le Prisonnier (1959) dont on connaît le succès retentissant. Fernandel donc, mais aussi Jean Gabin,
Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Anthony Quinn, Henry Fonda, pour n'en citer
que quelques uns, ont marqué la carrière de Henri Verneuil. |
Mis en ligne 16/01/2002 |
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Hommage à HENRI VERNEUIL |
Réalisateur de plus de trente films, Henri Verneuil a rejoint les étoiles le 11 janvier.Gabin,Belmondo,Delon...se
mirent au service de sa caméra. De La Tables aux crévés à 588 rue Paradis, il a fait rêver des millions de spectateurs. DVD et Cie a sélectionné quelques uns de ses films disponibles en DVD. |
Sa renommée devient internationale avec Mélodie en sous-sol (1963) qui obtient le Golden Globe de la Critique américaine et, un an plus tard,
le Mystery Writers of America Award. En 1964, il réalise d'après le roman de Claude
Veille, Cent mille dollars au soleil qui reçoit le Ticket d'Or au festival de Cannes la même année. Fort de son succès,
il part outre-atlantique, appelé par la Metro Goldwyn Mayer pour réaliser deux
superproductions, La 25ème heure (1966) avec Anthony Quinn, Virna Lisi |


Week- End à Zuydcoote avec Jean-Paul Belmondo, François Périer... (Studio Canal) |
Les Morfalous avec Jean-Paul Belmondo et Marie Laforêt (Studio Canal) |
et Michael Redgrave et La Bataille de San Sebastian (1967) avec à nouveau Anthony Quinn et à ses côtés Charles Bronson.De retour en France,
il fonde sa propre maison de productions V.Film. Il tourne alors des films
aux budgets importants et aux affiches prestigieuses : Le Clan des Siciliens (1969), Le Casse (1971), Le Serpent (1973), Peur sur la Ville (1974), Le Corps de mon Ennemi (1976), I… comme Icare (1979), Mille milliards de dollars (1982), Les Morfalous (1984) , Mayrig et 588 rue Paradis (1991) tiré d'une œuvre autobiographique dont le livre devenu un best-seller a été
traduit dans plus de 10 pays. Sa longue carrière cinématographique est couronnée par de nombreuses récompenses. Il reçoit pour Mayrig le Grand Prix de l'Académie du Cinéma, l'Académie française lui décerne un Grand Prix pour l'ensemble de son œuvre et en 1996, il reçoit un César d'Honneur. En décembre 2000, il intègre l'Académie des arts et des lettres. Cet homme qui disait "pour moi, il n'y a qu'une vedette : le film." avait la dent parfois dure.Il y a peu, n'affirmait-il pas: "Je suis effaré de voir le manque d'humilité dont on fait montre d'une manière générale dans le cinéma ! Je ne connais aucun art véritable où le génie se distribue aussi facilement." Il ne mangeait pas de ce pain là. Il était un authentique artisan et il en était fier. A juste titre. DVD et Cie. |