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Mis en ligne le 19/06/2002 |
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Les DVDs de la semaine |
Je ne suis pas angélique |
LE CINE-LIVRE DE LA SEMAINE |
de Michèle Mercier et Henry-Jean Servat Ed.Denoël. 236 pages, 17,50 euros |
A la prochaine... par Jean-Marc Loubier |
"Il n'y a pas de véritables Mémoires de comédiens. Ils sont toujours rédigés par des
gens qui le font à leur place, quand ils ne jouent plus et qu'ils n'ont qu'un
seul souci, raconter leur gloire et laisser le témoignage impérissable de leur
carrière." Cette phrase écrite par Louis Jouvet dans les années cinquante s'applique à merveille à cette autobiographie de Michèle
Mercier. L'inoubliable Angélique marquise des anges ne fait plus de cinéma depuis une vingtaine d'années. Déjà en 1987, avec la complicité
de Roger Peyrefitte, Michèle Mercier avait publié Angélique à cœur perdu (Ed. Carrere) où elle racontait son parcours, ses déboires, ses désillusions. Epaulée cette fois-ci par Henry-Jean Servat, la comédienne ressert le même plat. Le style est différent mais le contenu demeure le même. Il n'empêche que la vie de Michèle Mercier reste toujours aussi passionnante à lire. Les anecdotes sur quelques tournages de films sont croustillantes. Je pense en particulier à la façon dont Ugo Tognazzi et Vittorio Gassman tentèrent, au risque de se montrer ridicules, de s'attirer les faveurs de la belle Michèle. Je pense encore comment dans les studios de Boulogne-Billancourt, Robert Hossein et quelques techniciens s'y prirent pour admirer la nudité de Mlle Mercier... Il n'empêche, qu'elle le veuille ou non, que les admirateurs de la série des Angélique se rueront sur la manière dont le premier opus vit le jour. Le rôle n'avait pas été écrit pour Michèle Mercier. On avait d'abord pensé à Brigitte Bardot, laquelle refusa sous le prétexte qu'elle ne voulait pas tourner de films en costumes, on songea ensuite à Mireille Darc, à Geneviève Grad, à Danièle Gaubert, à Catherine Deneuve et à Marina Vlady,l'ex-épouse de Robert Hossein. C'est donc un peu en désespoir de cause qu'on songea à Michèle Mercier dont la carrière avait débuté en 1957 dans Retour de manivelle de Denys de La Patellière. On connaît la suite. En 1964,Angélique marquise des anges puis Merveilleuse angélique suivi de Angélique et le roy (1965), d'Indomptable Angélique (1967) et d'Angélique et le sultan (1968) contribuèrent à forger la légende au point qu'on en a oublié ses autres prestations cinématographiques. C'est ce que Michèle Mercier regrette. "J'ai été cinquante autres femmes" écrit-elle. C'est vrai. Il n'empêche qu'elle demeurera pour toujours Angélique. Elle a appris, assure-t-elle, à vivre avec ce double. Et, il semble que cette cohabitation est bien loin de la déranger. Pour ceux qui voudraient en savoir davantage sur Michèle Mercier, il y a cette dernière autobiographie... en attendant la prochaine ! |