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Mis en ligne le 19/02/2002 |
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Film |
Interactivité |
Roberto Succo Interdit aux moins de 12 ans |
Drame de Cédric Khan (France,2001) avec Stefano Cassetti, Isild Le Besco, Patrick Delle'Isola,
Estelle Perron, Viviana Aliberti, Aymeric Deneriaz, Leyla Sassi... (2h 04) |
On aime : La froideur de la réalisation.. |
Juste un diagnostic |
DESCRIPTIF 1 DVD Bonus : Commentaire audio du réalisateur;"Stefano Cassetti" -profession comédien - portrait de l'acteur principal ;"A Cannes"; Bandes-annonces. Format : 16/9 compatible 4/3 ; 2.35 Son : Français 5.1 Dolby Digital Simple face Editions Montparnasse Film Office Zone 2 |
Pascale Froment relatant l'enquête policière menant à l'arrestation du tueur. Le
pari de Kahn consiste à partir de l'ordinaire plutôt que de l'exception. Il ne
creuse pas l'écart entre le monstre et les autres cherchant plutôt à le combler,
afin de cerner ce moment nébuleux où ça se détraque, où un jeune type, instable
et beau gosse devient un assassin sous le traits du remarquable Stefano Casseti,
nominé pour un César 2002 du Meilleur espoir masculin. A la course de plus en plus folle de Succo, sillonnant le sud-est de la France et jonchant son parcours de cadavres, se superpose la patiente traque organisée par la gendarmerie pour établir un lien entre tous ces meurtres éparpillés, prouver qu'une seule et même personne les a effectués, et, peu à peu, remonter la pente qui mène de l'intuition à la preuve et de l'indice au coupable. On suit la lente constitution d'un portrait-robot à partir d'un catalogue de fragments de visage, l'inspection des lieux du crime, la reconstitution des meurtres. Ce cheminement de fourmi, cette méticuleuse collecte des signes les plus infimes, Kahn l'enregistre avec un soin tatillon, émaillant son récit de longues digressions descriptives. En face, Succo, lui, ne contrôle rien, lâche progressivement toutes les rênes, pur principe de dépense et de combustion. Il y a donc les anonymes indistincts et l'ennemi public, le groupe et l'individu, le documentaire et la fiction, l'obsession et l'hystérie, la monotonie d'une routine et l'accélération tragique d'une trajectoire jusqu'à son terme. Le film, impressionnant de rigueur, d'équilibre et de maîtrise, tire sa puissance de ce perpétuel changement de vitesse. Commencé presque comme la chronique dolente d'une idylle de fin de vacances sur un dancing du sud de la France entre un ragazzo ténébreux et une belle adolescente dégingandée (Isild Le Besco, elle aussi nominée pour un César le 2 mars prochain), le récit resserre progressivement ses mailles. En de longs plans-séquences impeccablement scénographiés, le rythme se tend, le temps se contracte. Kahn ne rajoute jamais de spectaculaire à la restitution des faits. Le montage, le découpage, la bande-son ne créent aucun effet de suspense, n'intensifient jamais l'émotion par les moyens du cinéma. Le film ne colle jamais à ce qui se passe, ne se départit pas de la distance et de la neutralité de l'observateur. Pas d'identification ni de spectaculaire, juste un diagnostic. La figure de Succo émerge alors, à la fois un personnage tout proche et une vraie puissance virale, symptôme malgré lui de tout ce qui autour ne va pas dans le grand corps social, combattu par une armée de tristes anticorps en tenue de gendarmes, faisant leur office de salubrité sans enthousiasme ni idéal. En restant à l'extérieur, Cédric Kahn scrute le fait divers au plus profond et en tire la radiographie sans appel d'un monde malade et blême. Un film glaçant, terriblement dérangeant qui aurait toutefois mérité dans sa version DVD un sort plus enviable car du côté des bonus ont aurait aimé qu'ils aient un rapport avec le sujet traité, même si le portrait de Stefano Gassetti mérite le détour. Henry Saurel |
La longue traque par la police d'un tueur en série qui terrorise le sud-est de la
France dans les années 80. |
On regrette : Que les bonus aient peu de rapport avec le sujet. |
A l'heure où à Toulouse, on juge Patrice Alègre accusé de six viols et de cinq meurtres,
le hasard veut que sorte en version DVD le Roberto Succo de Cédric Khan. Nul n'ignore que les mobiles d'un tueur en série sont aussi impénétrables
que sont horribles ses crimes. Si un jour l'on saura - peut-être - quelles
pulsions furent à l'origine des agissements de Patrice Alègre, avec Roberto
Succo on n'en saura jamais rien. L'homme s'est suicidé dans sa cellule. Bref
rappel des faits: au début des années 80,un jeune italien se promène en toute
impunité dans le sud de la France et il tue au gré de ses rencontres. On sait
aussi qu'il a sauvagement massacré ses parents. La "vie" de ce tueur en série avait déjà donné l'objet d'une création théâtrale signée Bernard-Marie Koltès, Roberto Zucco et surtout été un livre de |
