A ma sœur Interdit aux moins de 12 ans |
On aime : L'entretien très élaboré donné par la réalisatrice sur l'essence de son film. |
Drame de Catherine Breillat (France,2001) avec Anaïs Reboux,Roxane Mesquida,Libero de
Rienzo... (1h30) |
On regrette : Que l'auteur de Pornocratie se soit aveuglée quant à la limpidité de son propos. |
Sea, sex and ennui |
DESCRIPTIF 1 DVD Bonus : Les coulisses du tournage (6 mn), Catherine Breillat parle de son film (10 mn), bandes-annonces Format : 16/9e compatible 4/3 ; 1.85 Son : Dolby Digital Simple face Editions Montparnasse Zone 2 |
©2002,dvdetcie.com |
Rechercher dans dvd et cie. |
Deux sœurs. L'une, Maria, qui a le charme de ses quinze ans et connaît ses premiers
émois sexuels, l'autre, boulotte, Anaïs, de trois ans plus jeune, qui est la
spectatrice des émois de son aînée. Cet éveil aux sens, à la chair de l'autre
et à sa violence se met en place sur fond de vacances d'été. Ambiance sea, sex
and ennui. Il suffit d'un bel étudiant italien, Fernando, pour faire chavirer
le corps de Maria et le cœur d'Anaïs. Tandis que les parents des jeunes filles
ferment les yeux sur une relation tout sauf platonique, la benjamine qui vit retranchée
derrière son corps comme derrière ses illusions " tient la chandelle "
avec opiniâtreté, accomplissant ainsi sa propre éducation sexuelle par procuration… Retracer la découverte par deux adolescentes des appétits corporels, évoquer la perte de la virginité féminine et la rouerie masculine, pourquoi pas ? Mais en sait-on vraiment plus sur le Désir après avoir médité les thèmes d'A ma sœur , rien n'est moins sûr. Là où Romance s'imposait, quête féminine d'une sexualité au-delà du stéréotype romantique, A ma sœur a |
Mis en ligne le 16/01/2002 |
beaucoup de mal à convaincre. Que le plaisir puisse être violent, on le savait déjà.
Que deux sœurs que tout éloigne apparemment puissent se rapprocher à l'occasion
des conseils qu'elles s'échangent en matière de sexualité, tout cela est montré
ici avec justesses. Mais qu'un tel cheminement s'égare plus souvent qu'à
son tour dans la caricature (ah ! ces parents bourgeois has been, ah ! ce vil séducteur
apôtre de la sodomie !) et qu'une fin aussi gratuite que confuse achève
de nous laisser perplexes, c'est ce à quoi Catherine Breillat ne nous avait pas
habitués. La réalisatrice, fine rhéteuse par ailleurs, donne pourtant dans les bonus un entretien élaboré quant à l'essence du film, ses attentes et ses impossibilités. Las ! il semble que l'auteur de Pornocratie , en dépit de la finesse coutumière de ses analyses, se soit aveuglée quant à la limpidité de son propos. Innocence et perversité devront attendre encore un peu avant d'être déflorées pour de bon. Frédéric Grolleau |
Restez informés de l'actualité du dvd sur dvd et cie. avec notre newsletter |