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Mis en ligne le 9/01/2002
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STALINGRAD
(Enemy at the Gates)
Edition Collector
On aime :
La justesse de la reconstitution de l'une des plus grandes batailles du 20e siècle.
La guerre des nerfs
Il s'en faut de peu à l'automne 42 pour que les troupes d'Hitler qui ont envahi la Russie suite à la rupture du pacte germano-soviétique ne fassent table rase et n'atteignent les réserves pétrolifères nécessaires aux armées du Reich engagées sur de multiples fronts. C'est pourtant à Stalingrad, ville emblématique portant le nom du leader communiste, que sera enrayée, au grand d(r)am(e) du général von Paulus, la progression allemande vers l'est du pays. Un " barrage " et une résistance inhumaine à la suprématie aryenne que les Russes vont payer le prix fort, la ville étant réduite en miettes sous les bombardements intensifs et les combats acharnés. Mais le moral des troupes emprisonnées dans la ville, contre leur gré, est au plus bas : nombre de déserteurs fuient des lieux de bataille où ils ne sont que chair à canon et sont abattus par leurs supérieurs leur interdisant tout retour… Le film entier est à cette image : no man's land idéologique et aporie individualiste. Comme dans les grands mythes, là où le corps grégaire échoue, le singulier atypique trouve moyen de se surpasser et d'insuffler courage à la communauté. C'est donc Vassili Zaïtsev (Jude Law), un jeune berger de l'Oural élevé au rang de tireur d'élite par Danilov (Joseph Fiennes), un commissaire de la propagande, qui va relever le gant, tirant ainsi l'armée Rouge du catastrophisme où elle se noie sous le pilonnage de l'armée allemande. Pour contrer celui qui abat comme au
Film historique de Jean-Jacques Annaud (France-Angleterre 2001) avec Jude Law, Ed Harris, Joseph Fiennes...
(2h)
DESCRIPTIF
1 DVD

Bonus :
Commentaires audio du réalisateur,documentaire sur la bataille de Stalingrad, making of,
filmographies, bandes annonces de 6 films de Jean-Jacques Annaud,
storyboar, affiches du film,8 scènes inédites.
Format : 2.35. 16/9 compatible 4/3.
Son : Dolby 5.1 & DTS
Simple face
Double Couche

Fox Pathé Europa
Zone 2
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On regrette :
Que le making of soit si terne et la présence de 8 scènes coupées n'apportant pas grand chose.
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bal trapp, les uns après les autres, une cinquantaine de soldats, le Reich dépêche dans les ruines de Stalingrad le major Koenig, chef de son Ecole de tireurs d'élite. Ce sera le loup contre l'aigle, le berger contre l'aristocrate, soit "le symbole de la lutte des classes"...
Face à face
Inspiré d'un historique combat entre les tireurs de pointe des deux armées en présence, "Stalingrad" décline jusqu'à plus soif l'affrontement de deux solitaires menant une autre guerre - celle des nerfs - que le massacre sans fin auquel se ramène la résistance de la ville russe. Ce face-à-face est d'ailleurs le point d'orgue du film, qui s'attarde sur une galerie de personnages moins crédibles : le trouble rapport entre Danilov et Zaïtsev, en lutte semi-ouverte pour la conquête de la même femme, le jeu double de l'enfant qui cire les bottes de Koenig tandis qu'il renseigne Vassili : tout cela ne sonne pas toujours trés juste, pathos hollywoodien qui vient court-circuiter aussi bien l'histoire que l'Histoire…
Malgré cela, on reste abasourdi par la destruction qui de toutes parts ronge tant la ville que les âmes des belligérants, toutes nationalités confondues, qui s'y terrent. Les scènes d'affût et de "chasse" urbaine sont rendues avec justesse, même s'il eût été intéressant de situer à chaque fois la rivalité des tireurs au sein des conquêtes et des défaites allemandes/russes dans la ville. Ce qui n'est qu'évoqué, comme si la forme du tête-à-tête par lunette interposée importait plus à Annaud que le fond guerrier sur lequel il se détache.
Si le spectateur en prend plein les oreilles, il sera tout aussi convaincu par les bonus (à l'exception d'un terne making of et de 8 scènes coupées n'apportant pas grand chose), notamment les propos fort "descriptifs" du réalisateur et le documentaire historique ressaisissant bien les enjeux de la bataille.

                                                                                                                      Frédéric Grolleau