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Mis en ligne le 18/2/2004 |
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Film |
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La Malédiction des hommes-chats (The Curse of the Cat People) |
DESCRIPTIF 1 DVD Bonus : Introduction de Serge Bromberg Format : 4/3 N&B Son : Français & Anglais en Mono Sous-Titres : Français Simple face Double couche Editions Montparnasse Zone 2 |

Film fantastique de Robert Wise et Gunther von Fritsch (USA, 1944) avec Julia Dean, Simone Simon,
Kent Smith, Jane Randolph, Ann Carter... (1h10) |
Chat se discute |
Amy, une petite fille solitaire, reçoit d'une vieille dame une bague sensée exaucer
ses vœux : elle demandera à enfin avoir une amie… |
Quand on tient un bon filon, on tire sur la corde jusqu'à rupture… Ce dogme pourrait
s'appliquer à ce film, qui n'est autre que la très officielle suite de La Féline de Jacques Tourneur, le grand classique qui avait sauvé de justesse la RKO de la
faillite. On retrouve donc les mêmes personnages et acteurs que dans le premier
opus. Mais ici, contrairement à ce que peut laisser entendre le titre, il n'est
plus question de malédiction ou d'hommes-chats de |
de toutes sortes ; non, le scénario est autre, et le titre n'est prétexte qu'à attirer
le non-chaland qui a pu se passionner pour le premier volet. Oublié, donc,
le titre - aucune référence n'est faite à la fameuse malédiction pourtant si
marquante dans La Féline. Malgré tout, on se laisse porter par les images. Amy, la petite fille d'Olivier et Alice Reed, est une adorable enfant qui, faute d'amies, se réfugie dans un monde quelque peu imaginaire. Jugée trop rêveuse, Amy inquiète son père, qui est, lui, encore très marqué par la mort d'Irena, sa première épouse emportée quelques années plus tôt par une bien étrange malédiction. Amy, vaguant vagabonde dans les ruelles du quartier, se retrouve par hasard dans la maison voisine d'une vieille dame excentrique : Madame Farren, une ancienne comédienne aux allures préoccupantes. Cette vieille femme offre à la petite fille une bague magique sensée exaucer ses vœux. Amy, ravie du présent, demande à avoir une amie. Sans que personne d'autre ne la voie, cette amie, une magnifique femme aux faux airs de sainte fée, se matérialise régulièrement sous les yeux de la petite fille qui en fait une compagne de jeux idéale. Mais en tombant un jour par hasard sur une photo retrouvée dans les affaires de son père, Amy découvre que la femme qui partage ses séances de jeu n'est autre qu'Iréna, la première épouse de son père morte quelques années auparavant… On l'a compris, le producteur a ressorti ses personnages du tiroir - dont la fameuse Iréna pourtant disparue dans le premier opus pour en faire une suite aux saveurs pécuniairement juteuses. L'exigence du producteur a d'ailleurs été telle qu'après 18 jours de tournage, le réalisateur Gunther von Fritsch, qui n'avait pas respecté les délais et terminé l'ouvrage, a été mis a pied et remplacé par Robert Wise. Le film en lui même ne semble pourtant pas souffrir de cette direction artistique plutôt chaotique. Avouons tout de même que sans avoir vu La Féline, il devient assez ardu de trouver une teneur bétonnée à cette suite. Aucune référence à la fameuse malédiction, aucune référence aux hommes-chats, cette histoire est surtout prétexte à nous sortir un joli petit conte pour enfants. Ne vous attendez pas, donc, à voir votre corps parcouru par une quelconque once de frayeur. L'ambiance, certes, est parfois surnaturelle, elle vous transporte avec malice, mais elle ne vous empêchera pas de dormir, même s'il est vrai que vous serez très certainement touché ou peut-être coulé par cette mystérieuse histoire de cavalier sans tête… L'image en noir et blanc, pour finir, est d'une qualité admirable. Le jeu de lumières est riche et délicieux, et justifie à lui seul le visionnage de ce film sans prétention qui reste tout de même fort agréable pour les amateurs de vieilleries qui vieillissent bien. Nicolas Garreau |
