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Mis en ligne le 8/10/2003 |
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Quatre garçons dans le vent (A Hard Day's Night) |
DESCRIPTIF 2 DVDs Bonus : Disque 1 : Présentation de Gilles Verlant; galerie photos; lobby cards; le scénario original du film; bandes annonces Disque 2 : Documenaire "40 ans après"; Interviews de Walter Shenson, Alun Owen, Richard Lester, Tony Barow, Isla Blaie; interview de George Martin, Klaus Voormman et Richard Freeman; Entretien avec Jacques Volcouve, fondateur du "Club des Quatre de Leverpool"; discographie Format : 16/9 compatible 4/3; 1.66 Son : Anglais Dolby Digital 2.0/ 5.1 DTS Sous -titres : Français en langue canadienne Simple face Double couche Wild Side video Zone 2 |

Comédie de Richard Lester (Grande-Bretagne, 1964) avec John Lennon, Paul McCartney, Ringo
Starr, George Harrison … (1h25) |
Boy! It's been a hard day |
Une tournée presque imaginaire des Beatles pleine de rires, de chansons, de quiproquos
et d'aventures |
Cette phrase résume bien le premier film des Beatles sorti en 1964. Cette première
apparition des Fab Four sur le grand écran fut accueillie par les critiques qui
n'hésitèrent pas à considérer que le film était le Citizen Kane des films musicaux, en référence au chef d'œuvre d'Orson Welles, et à comparer les
Beatles aux Marx Brothers. Disponible longtemps en VHS, le film fut un temps
édité en DVD aux USA par MPI puis en 2001, la société Miramax en racheta les droits
et commercialisa une version rénovée et remasterisée. C'est largement cette
version que vous propose aujourd'hui Wildside pour la toute première édition
française de ce DVD qui comporte un second riche d'une foultitude de bonus. C'est
dés l'automne 1963 que Brian Epstein, le manager du groupe, pense au premier
film des Beatles; c'est lors de leur succès en Amérique que les Artistes Associés
proposèrent sérieusement une offre à Epstein. C'était une progression traditionnelle
du show-biz, tous les "grands" qui les avaient précédés avaient suivi
cette évolution. Frank Sinatra, Elvis Presley ou Cliff Richard. Mais le groupe
voulait à tout prix éviter le coté surréel de ces films où l'action cède la place
à une chanson tombée de nulle part. Fin 1963, Alun Owen était venu passer deux jours avec le groupe pour mettre au point son script. Le tournage du film débuta le 2 mars 1964 au matin, sur un quai de la gare de Paddington. C'est un film à petit budget (250000 livres). Alun Owen aussi originaire de Liverpool fut chargé d'écrire les textes dans un style aussi Scouse (liverpudlien) que possible, et on |
demanda au chorégraphe Lionel Blair de faire bouger les Beatles genre Fred Astaire
(toutes proportions gardées, cela va sans dire...). Le producteur fut Walter
Shenson, et le metteur en scène Richard Lester, qui prendra goût aux Beatles puisqu'il
tournera "Help! " avec eux en 1965, et "How I Won The War" avec John Lennon
en 1966. Le thème est simple: montrer quarante-huit heures de la vie du groupe.
En pleine période de Beatlemania ascendante, le succès est pratiquement assuré.
Le groupe jouait donc des caricatures d'eux-mêmes dans des situations elles-mêmes
caricaturées. C'est parce que, pour ce premier film avec les Fab Four, les responsables d'United Artists voulaient un titre qui soit "typiquement Beatles" qu'ils rejetèrent la plupart des suggestions qui leur furent faites. En particulier What Little Old Man ? proposé par Paul McCartney, et It's A Daft Daft Daft Daft World! avancé par John Lennon. De leur côté, c'est parce que les Beatles souhaitaient un titre reflétant parfaitement leur humour qu'ils refusèrent Beatlemania, proposé par United Artists ! Egalement rejetés On The Move, et Let's Go. Quant au titre définitif, A Hard Day's Night, chacun sait que c'est Ringo Starr qui l'a déniché dans un recoin de son sens de l'humour tout particulier. Le 19 mars, à la fin de la journée de tournage, qui avait été particulièrement dure, Ringo Starr poussa un profond soupir : "Boy! It's been a hard day" (Mon gars, elle a été dure, cette journée !) Puis, regardant par la fenêtre, il s'aperçut qu'il faisait déjà presque nuit et rajouta : "... night!" (... nuit !) De là à faire l'amalgame Day's Night (nuit du jour), il n'y avait qu'un petit pas que Starr, coutumier de ce genre de "brouillage de piste'', n'hésita pas à franchir ! Le titre fut donc adopté en mi-avril 1964. Il faut cependant noter qu'en toute logique Starr a certainement prononcé cette phrase dans des circonstances antérieures puisque Lennon l'avait déjà utilisée dans le poème Sad Michael qui figure dans son premier livre In His Own Write publié en mars. En ramenant Lennon chez lui, en voiture, Richard Lester lui fit part de son intention d'adopter A Hard Day's Night pour le titre du film, dès le lendemain Lennon et McCartney vinrent lui proposer la chanson. C'est à cette occasion qu'on allait "typer'' les Quatre Garçons dans le vent (tel sera le titre français du film, puis du disque ) de la façon suivante: John Lennon est l'intello-humoriste-mordant, Paul McCartney le beau gosse charmeur, George Harrison le timide contemplatif et Ringo Starr le joyeux clown. Une répartition des "tâches'' qui, comme le montrera la suite des événements, leur collera à la peau un sacré bout de temps sans qu'ils fassent beaucoup d'efforts, soit dit en passant, pour s'en débarrasser! Le tournage durera sept semaines. Quant à la bande sonore du film, elle sera composée de sept morceaux dont deux (furent) écrits à Paris ; ils seront enregistrés au studio d'Abbey Road. Le groupe a eu moins de deux semaines pour écrire et enregistrer cette bande sonore, compte-tenu de la durée extrêmement courte pour mener à bien cette tâche. Pour la première fois l'ensemble est entièrement signé Lennon-McCartney avec une dominante de Lennon sur dix des treize titres de l'album original anglais. Jamais plus Lennon n'exercera une telle suprématie par la suite. La chanson-titre du film, A Hard Day's Night entra dans les charts dès le 15 juillet au numéro 1, où il demeura vingt et une semaines, avant d'être détrôné... par "Beatles For Sale'', le disque suivant du groupe. En octobre, A Hard Day's Night s'était déjà vendu à deux millions d'exemplaires en Angleterre. L'album américain fut commercialisé par United Artists avec des versions instrumentales des chansons du groupe enregistrées par George Martin. Le tournage dura du 2 mars au 24 avril pendant sept semaines et demi dans divers endroits de Londres tels les studios de Twickenham, le night-club "Les Ambassadeurs", et au théâtre "Scala Playhouse". Le tournage a été une expérience difficile pour les Beatles qui n'étaient plus habitués à se lever tôt le matin. L'idée selon laquelle les Beatles inventaient leurs répliques au fur et à mesure du tournage est fausse. Alun Owen avait pris soin de ne pas écrire des répliques de plus de six lignes car les quatre Beatles, qui n'avaient jamais joué la comédie, ne se sentaient pas capable(s) de retenir de longues tirades. Ils avaient entre 22 et 23 ans au moment du tournage et Lennon fut le seul à improviser des répliques. Lors de la ressortie du film en 1981, un prologue a été ajouté, à partir de photos (extraites du long métrage). Ce prologue était musicalement illustré par I'll Cry Instead. Malheureusement Wild Side n'a pu en acquérir les droits pour l'utiliser dans cette nouvelle édition en DVD. A Hard Day's Night fit l'objet d'une première édition en DVD par MPI aux USA seulement. Cette version était formidable. Outre le format de l'image qui était respecté, c'est-à-dire en quatre tiers, le son était remarquablement remasterisé en stéréo, cristallin et percutant. La version acquise par Wild Side est celle qui fut commercialisée aux USA en 2002 par Miramax. La société américaine, certainement pour être compatible avec les écrans seize neuvième, a osé recadrer l'image pour donner la fausse illusion que A Hard Day's Night avait été tourné en cinémascope ! Un massacre. Le son lui-même est sensé avoir été retravaillé en 5.1. Le résultat est inférieur à la version de MPI. A la décharge de Wild Side, il ne leur a pas été possible d'obtenir la meilleure des deux versions. Scoop ! Voici enfin révélé(e) l'identité de la superbe et pulpeuse jeune femme qui se penche en offrant son décolleté généreux sur les épaules de Wilfried Brambell dans la scène où le grand père de Paul flambe au casino. C'est Margaret Nolan (aussi connue sous le nom de Vicky Kennedy). Cette starlette était aussi au générique de "No Sex, Please - We're British" (en 1973), d'une série télé "Crossroads" (en 1964), et " Goldfinger " avec Sean Connery pour le James Bond de 1964, la même année que " A Hard Day's Night ". Jacques Volcouve |
