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Mis en ligne le 3/06/2003
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Film
Interactivité
De beaux lendemains
The Sweet Hereafter
On aime :
Le traitement atypique de ce fait
divers.
DESCRIPTIF
1 DVD
Bonus :
Filmographies du réalisateur et des acteurs, un livret exclusif avec des notes de production et un entretien avec Atom Egoyan et Russel Banks.
Format :
16/9e compatible 4/3 ;1.33
Son :
Dolby Stéréo 2.0
Sous-Titres :
Français
Simple face
Double couche
TF1 Vidéo
Zone 2
On regrette :
Le manque de bonus pouvant
éclairer le spectateur.

Pour grossièrement résumer la suite, disons que l'enquête de l'avocat va révéler des secrets, des relations pas nettes, des sentiments obscurs. Les familles et les couples interrogés sont loin d'être sans histoires comme on pourrait le croire, quand la caméra d'Atom Egoyan pénètre dans leurs salons bien rangés (la plupart du temps tout en chêne sinistre) et leurs cuisines équipées. Au-delà de leur douleur, on découvre leurs haines, leurs conflits, leurs angoisses, bref leur face cachée. L'avocat lui-même a des problèmes avec sa fille, qui l'appelle régulièrement en PCV sur son portable...
Jalousies, méfiances, médisances, secrets, passions troubles forment la trame de leur tissu social qu'Atom Egoyan décortique progressivement, en passant d'un personnage à l'autre. Il n'y a rien de spectaculaire ni de tonitruant dans sa démarche, même s'il aborde des sujets à sensations comme la toxicomanie, l'adultère ou l'inceste. Il agit en observateur attentif d'une réalité complexe dont il explore petit à petit le versant obscur. Il nous fait deviner les drames et leurs conséquences au lieu de nous les montrer en pleine lumière.
Parfois, on met un certain temps à comprendre certaines choses, on a des doutes sur une scène précédente dont on ne sait pas si on l'a vue ou imaginée. C'est un peu agaçant. On a l'impression de suffoquer dans ce brouillard, de perdre son chemin sans savoir où on va et si l'expédition vaut le coup.
Mais d'un autre côté, ce flou est intéressant et bien en accord avec le propos qui consiste à montrer la complexité des personnages derrière leur apparente simplicité de citoyens ordinaires. Une image résume bien le film, celle en plongée d'un jeune couple endormi, nu, avec son bébé blond sur un matelas posé à même le parquet. On dirait une pub pour une eau minérale ou un lave-linge qui ne ferait pas de bruit. Mais on apprend que dans le matelas, il y a un nid de mygales...
Film curieux en effet qui ne fut pas loin d'emporter la Palme d'Or du Festival de Cannes en 1997. Il n'a reçu que le grand Prix du Jury. C'est tout de même pas mal. Au rayon des bonus, pas grand chose à se mettre sous la dent en dehors d'un livret avec des notes de production et un entretien avec Atom Egoyan et Russel Banks qui est l'auteur du roman éponyme. Un roman tout aussi déroutant que ce film !
                                                                                                                              Henry Saurel
Drame de Atom Egoyan (Canada,1997) avec Ian Holm, Arsinée Khanjian, Peter Donaldson, Stéphanie Morgenstern…
(1h50)
Déroutant
Une adolescente sauve des manœuvres d'un avocat sa communauté endeuillée par la mort d'enfants dans un accident de bus scolaire.
Par quel bout prendre ce film étrange plein de malaise, qui agace autant qu'il séduit ? Inspiré d'un fait divers s'étant dérouler au Texas, Atom Egoyan le situe dans son Canada natal. Un Canada hostile, enneigé où les maisons, les chalets surgissent comme de nulle part. Le sujet est ailleurs. Dans cette petite ville enneigée du Canada, un autocar scolaire est tombé dans un ravin et plusieurs enfants ont péri dans l'accident. Un avocat se rend sur lieux du drame et interroge les parents, les rescapés et les témoins, dans le but de trouver un coupable et de lui faire payer des indemnités.