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Mis en ligne le 27/05/2003
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Film
Interactivité
Photo obsession
(One hour photo )
On aime :
La sidérante transformation de Robins Williams.
DESCRIPTIF
1 DVD
Bonus :
Le commentaire audio du réalisateur et de Robin Williams ;le reportage Cinemax (13 mn) ; le reportage : Le show de Charlie Rose (36 mn) ;anatomie d'une scène (28 mn)
Format :
16/9e compatible 4/3 ;2.35
Son :
Dolby Digital 5.1
Sous-titres :
Français, anglais
Simple face
Double couche
Fox Pathé Europa
Zone 2
On regrette :
La fin moralisante et pseudo-psychanalytique.
royaume de l'instantané, du service de qualité pour pas cher. Mais Sy met ces qualités au service d'une effraction affective, il pénètre dans l'intimité de ses clients en conservant les double des clichés de certains des clients, ne vivant plus que par procuration les joies de l'existence distillée par les Yorkins.
Vous déposez votre pellicule, vous recevez un ticket, vous payez, et une heure après, vous êtes floué d'une partie de vous-même, spolié de vos souvenirs personnels. C'est cette idée que s'attache à développer avec brio Mark Romanek, réalisateur de clips et de spots publicitaires dont c'est là le deuxième long métrage. Une réflexion approfondie sur le pouvoir symbolique de l'image, et la charge représentative afférente à la photographie. Car Sy est double, coupé de lui-même tel un schizophrène à la  Psychose . Gentil d'un côté, obsédé à la folie de l'autre. Romanek filme de manière palpable ce mal-être, ce malaise qui envahit peu à peu le héros  et qui trouve reflet dans les décors. Entrecoupé d'images pointues dédiées au sombre mécanisme du développement photo, où le sang et la violence des adjuvants chimiques semblent nécessaires pour que surgisse la lumière,  Photo obsession se transforme en une course haletante et angoissée à la vengeance. Une trajectoire en forme d'ellipse - bien servie par un final déroutant, presque moralisateur, qui évite tous les " clichés " attendus - et qui surprend par la déstabilisation qu'elle induit. Un thriller psychologique pur et carré à la fois où Robin
Williams, d'une justesse et d'une sobriété effrayantes, fait une de ses meilleures compositions de sa carrière.
Un film a voir donc - pour info : Prix Première, Prix Journal du Dimanche du public et Prix du jury Festival de Deauville 2002 - pour l'esthétisation de sa mise en scène, les points de vue virevoltants dont il regorge et un dénouement qui parvient à surprendre, quand bien même on n'est pas forcé d'adhérer à la lourde explication psychanalytique (enracinée dans le rapport au père) expliquant l'actuel état d'âme du héros. On regrette d'habitude que ce genre de production indépendante soit mal mise en valeur par les éditeurs, avec des bonus affligeants. Or, sous cet angle également force est de reconnaître que Pathé Fox Europa surprend avec l'un des bonus offerts : moins " Anatomie d'une scène " (27 mn) voué au travail du réalisateur, que Le Show de Charlie Rose ", interview déjantée au possible de la star hollywoodienne où Robin Williams témoigne, si besoin était, de son incroyable sens de l'improvisation foutraque et du délire - on en pleure de rire et c'est génial, même si l'on n'apprend rien de plus sur le film.
                                                                                                                       Frédéric Grolleau
Drame de Mark Romanek (USA,2002) avec Robin Williams, Connie Nielsen, Michael Vartan...
(2h05)
Au royaume de l'instantané
Seymour travaille dans un laboratoire photo. Il subtilise les photos de la famille Yorkins qui incarne pour lui le bonheur.
Seymour Parrish (Robin Williams), alias Sy, travaille dans un magasin de développement photo (One hour photo : " Vos photos en une heure " ) installé dans un centre commercial anodin. Vieux garçon, maniaque et obsédé par la seule qualité de son travail, il s'intéresse de manière maladive à la famille Yorkins, dont il conserve chez lui les doubles des photos. Mais son employeur le licencie pour coûts de tirages abusifs, en même temps que Seymour découvre que l'idéal père de famille des Yorkins a une maîtresse : c'est tout un univers phantasmé qui s'écroule… Comme le décline la charte graphique de la navigation du dvd, l'univers de Sy est celui même de sa boutique : propre, aseptisé, fade et stéréotypé. C'est le