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Mis en ligne le 11/03/2003
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Film
Interactivité
Une journée bien remplie
Comédie policière de Jean-Louis Trintignant (France,1972) avec Jacques Dufilho, André Falcon, Vittorio Capprioli, Luce Marquand, Antoine Marin...
(1h27)
On aime :
L'originalité du scénario, l'humour
noir et l'interprétation de Dufilho.
Sans mobile apparent
DESCRIPTIF
1 DVD
Bonus :
   Jean-Louis Trintignant et Jacques Eric Strauss parlent du film ; galerie photos; bande annonce; filmographies.
Format :
16/9e compatible 4/3 ; 1.66
Son :
  Mono
Simple face
Double couche
Wild Side Vidéo
Zone 2

Lors d'une tournée en side-car, un boulanger et sa mère commentent neuf crimes avec une diabolique précision.
Il était une fois un boulanger dans le département du Gard. Un matin, il abandonne son four afin d'enfourcher en compagnie de sa mère son vieux side-car. Il a dans la tête une idée bien précise. Il va commettre neuf meurtres alors que ce n'est pas son métier. Neuf assassinats prémédités, minutieusement préparés. Ici, il va trucider un maître nageur, là une vieille paysanne élevant des dindons, ailleurs un comédien amateur. Pourquoi ce carnage sans mobile apparent ? Premier des deux films réalisés par Jean-Louis Trintignant  ce Une journée bien remplie est un petit bijou d'humour noir servi à la perfection par un Jacques Dufilho plus cynique que jamais. Scénario merveilleusement bien ficelé, situations cocasses où les seconds rôles comme André Falcon, Antoine Marin, Vottorio Caprioli ou Antoine Marin apportent leurs truculences, ce film fait par instants songer à quelques unes des meilleures réalisations de Jean-Pierre Mocky. Par instants seulement car Trintignant s'amuse et ne veut régler aucun compte ni pointer du doigt tel ou tel système en place.
Tout sonne juste. On sourit plus qu'on ne rit et l'on se demande ce qui bien pousser ce boulanger à devenir un serial killer. On se doute bien qu'il s'agit
d'une vengeance mais laquelle ? Et puis quand on le sait, on se demande comment tout cela va finir.
Me manquez sous aucun prétexte la fin. Elle est succulente parce qu'elle est... à suivre. On n'en vient à regretter que Jean-Louis Trintignant ne se soit pas davantage investi dans la réalisation même si en 1978, il signait une autre comédie Le Maître nageur. Quelle bonne idée d'avoir réédité ce film accompagné d'un court entretien entre Trintignant et le producteur Jacques Eric Strauss. Quant aux cinéphiles, il ne leur échappera pas de voir au générique que l'assistant de Trintignant s'appelait Jean-Jacques Beineix. Il était à bonne école et... qui n'a pas vu ce film n'a rien vu.
                                                                                                                             Henry Saurel
On regrette :
Le trop peu de bonus.