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Mis en ligne le 11/02/2003 |
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Film |
Interactivité |
Zombie (Dawn of the Dead) Edition Collector Interdit aux moins de 16 ans |
Film d'horreur de George A. Romero (USA, 1978) avec Ken Foree, Scott Reiniger, David Emge, Gaylen
Ross... (1h53) |
On aime : L'un des plus grands films de l'histoire du cinéma d'épouvante. |
Apocalypse on Earth ! |
DESCRIPTIF 2 DVDs Bonus : Document of the Dead, le documentaire de Roy Frumkes sur la trilogie des morts-vivants (1h24, Vost) ; analyse des différences entre les montage européen et américain (par Eric Dinkian) ; les effets spéciaux commentés par Benoît Lestang, spécialiste français des effets gore ; interview de Jean-Pierre Putters, fondateur de Mad Movies ; Bande-annonce (Vost) Format : 16/9e compatible 4/3 ; 1.85 Son : Français en Dolby Digital 5.1 et DTS ; Anglais en Dolby Digital 5.1 Sous-titres : Français Simple face Double couche G.C.T.H.V. Zone 2 |
Face à une recrudescence de morts-vivants errant dans les villes comme dans
les campagnes, quatre humains se réfugient dans un centre commercial désaffecté. |
25 ans, le bel age. Zombie fête cette année son 25ème anniversaire. Pas une ride,
mais plutôt un vieillissement heureux qui donne à ce chef d'œuvre des lettres
sanguines de noblesse en faisant l'un des plus grands crus du cinéma d'épouvante.
Zombie est le deuxième opus (le meilleur) de la trilogie de George A. Romero, entamée en
1968 par la célébrissime Nuit des morts vivants. Quelques semaines après les dramatiques évènements de La Nuit des morts vivants, les cadavres, de plus en plus nombreux, reviennent encore et toujours à la vie. De leurs gestes lents et maladroits, le cerveau au ralenti, ils errent sur Terre à la recherche de chair fraîche : celle des vivants. Sur la Côte Est des Etats-Unis, où les premiers zombies ont été découverts, c'est le chaos. L'alerte nationale est donnée, les politiques et les médias tentent d'organiser le sauvetage d'une population prise de panique. Stéphane, pilote d'hélicoptère, rejoint sur un plateau-télé Fanny, sa fiancée, pour lui proposer de fuir au plus vite le désordre urbain. De nuit, à l'abri des regards indiscrets, les deux amants sont rejoints par Peter et Roger, deux membres d'une force d'intervention spéciale communément chargée d'exterminer les morts-vivants. Désobéissant aux ordres des autorités, les quatre fuyards quittent |
en hélico à la recherche d'une contrée sûre et nourricière. Un seul objectif : survivre.
En rase campagne, ils découvrent un gigantesque centre commercial, sur
le toit duquel ils décident de se poser. Plus qu'un simple centre de ravitaillement,
l'hypermarché se révèle rapidement être un véritable Eden, mis à part… qu'il
est infecté de zombies. Des centaines zombies dont il va falloir se débarrasser
(une balle dans la tête fait l'affaire) avant d'espérer pouvoir se barricader.
Bonjour la tâche !Avec Evil Dead et Massacre à la tronçonneuse, Zombie rejoint l'olympe de l'effroi, le réalisme en plus. Ce qui est terrible, avec Zombie, c'est que l'identification avec les personnages est totale. Le jeu d'acteur est
parfait, les caractères distincts et charismatiques, et leur soif de vivre touchante.
On souffre à leur place, on angoisse, on retient son souffle. Romero nous
offre des angles de vue subjectifs qui ne font que renforcer les sentiments
de tension et d'anxiété. Sans oublier la suggestion et l'humour, qui maniés avec
habilité, donnent une ampleur folle à l'aventure. Plus qu'une simple boucherie
de série Z, Zombie a une véritable portée sociale et constitue encore aujourd'hui une efficace critique
de notre société de consommation. Son incidence sur le marché du fantastique,
d'ailleurs, a été phénoménale, puisque les 25 dernières années, des dizaines
de clones à l'arrière goût de navets ont été enfantés, dont le dernier en date,
Resident Evil. Notons, pour conclure, que la version du montage qui nous est ici proposée est la version européenne de Dario Argento, bien plus percutante et rythmée que celle, américaine, de Romero. La bande-son, composée par Goblins dans les années 70, a bien vieilli, et sa rythmique "cardiaque" (à glacer le sang d'un cadavre) contribue grandement à l'efficacité du récit. Beaucoup s'accordent à dire que le cultissime Zombie est à l'Horreur ce que Star-Wars est à la Science-Fiction : un mastodonte. Pris sur le vif, on ne peut en sortir indemne. ON NE PEUT EN SORTIR INDEMNE. "Quand il n'y a plus de place en enfer, les morts reviennent sur Terre" Nicolas Garreau |
On regrette : L'absence du montage américain (le fameux Director's Cut). |

