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Mis en ligne le 17/12/2002
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Film
Interactivité
Parle avec elle
( Hable con ella)
Drame de Pedro Almodóvar (Espagne,2002) avec Javier Camara, Dario Gradinetti, Rosario Flores, Leonor Watling...
(1h42)
On aime :
La finesse de la réalisation. Le soin
apporté au scénario. Le jeu des
acteurs.
Le grand sommeil
DESCRIPTIF
1 DVD
Bonus
Galerie de photos; filmographies; film-annonce
Format :
16/9e compatible 4/3; 2.35
Son :
Dolby Digital 5.1
Sous-titres
Français
Simple face
Double couche
Pathé !
Zone 2
  Deux hommes qui se sont croisés lors d'un spectacle de danse se retrouvent dans le cadre d'un hôpital où tous deux affrontent le même drame.
Voici quelques jours à Rome, le dernier long métrage de Pedro Almodóvar raflait la mise au 15e Festival du Film Européen. Rien moins que trois récompenses : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario et prix du public. Cette brassée de lauriers est largement méritée. Au sommet de son art, Almodóvar signe une œuvre aussi singulière qu'attachante.Si lors de sa 
sortie en salles, certains ont cru y voir une histoire d'hommes qui trancherait avec les fictions précédentes du cinéaste volontiers tournées vers les femmes, Parle avec elle est, au moins autant sinon plus, une histoire de femmes ou, plus justement comme le note Paul Obadia "une histoire dont, même mise au sens propre en sommeil - comme le sont Alicia et Lydia, les deux héroïnes abîmées dans un coma profond -la femme demeure le centre omniprésent et introuvable à la fois, mystère incarné et, ici, d'autant plus inaccessible que privé de parole".
Pas facile de résumé cette histoire. Benigno, un jeune infirmier, et Marco, un écrivain frisant la quarantaine, se rencontrent à la clinique El Bosque, où travaille Benigno. Lydia, la patite ami de Marco, torero professionnel est plongée dans un profond coma à la suite d'un accident survenu lors d'une corrida. Benigno, quant à lui, est au chevet d'Alicia, une jeune danseuse également dans le coma. Lorsque Marco passe à côté de la chambre d'Alicia, Benigno, sans hésiter, s'approche de lui. Commence alors, une grande amitié quelque peu mouvementée. Opérant par de nombreux flash back, on apprend progressivement l'histoire des uns et des autres. L'amour-passion unissant Marco à Lydia et la quête d'amour de Benigno pour Alicia. Les deux hommes en parlant à ces femmes espèrent qu'elles reviendront à la vie. Ce sera le cas pour l'une mais pas pour l'autre. D'ailleurs, le retour à la vie d'Alicia ressemble à une parabole illustrée par un film muet en noir et blanc baptisé L'Amant décroissant. Suite à l'ingestion d'une potion élaborée par sa fiancée, un homme rétrécit au point d'atteindre la taille d'un lutin. Pas moyen de trouver un antidote. Un soir, l'homme se glisse dans le lit de sa fiancée et il pénètre dans son sexe comme pour "rester en elle pour toujours". Ce film très court a valeur de symbole dans ce Parle avec elle en tous points remarquable. On hésitera pas à parler de chef-d'œuvre. Mise en scène peaufinée à l'extrême, interprétation subtile et inspirée. Tout concourt à régaler le spectateur. Pour ceux -s'il en est- qui n'auraient pas encore vu ce film, il convient de se jeter sur sa version DVD où hélas, trois fois hélas, côté bonus c'est plutôt riquiqui. Peut-être en va-t-il de la volonté de Pedro Almodóvar ne souhaitant pas révéler ses secrets ?
                                                                                                                    Jean-Marc Loubier
On regrette :
La pauvreté des bonus.