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Mis en ligne le 10/12/2002 |
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Film |
Interactivité |
Tirez sur le pianiste |
Drame de François Truffaut (France,1960) avec....Charles Aznavour, Nicole Berger, Marie Dubois, Bobby Lapointe, Michèle Mercier... (1h20) |
On aime : La présence de Bobby Lapointe, qui chante l'inoubliable Avanie et Framboise ; la scène finale dans la neige. |
Feu ! |
DESCRIPTIF 1 DVD Bonus Présentation du film par Serge Toubiana; commentaire du film par Marie Dubois, Raoul Coutard; François Truffaut parle du film et commente quelques scènes (1965);David Goodis : François Truffaut parle de l'écrivain et de l'adaptation du roman "Down there" (1982);les bouts d'essai de Marie Dubois (1959) Format : Cinémascope - 2.35:1 Full Screen (Standard) - 1.33:1 Son : Mono Sous-titres Anglais Simple face Double couche MK2 Editions Zone 2 |
Pianiste dans un petit bar, Charlie voit sa vie bouleversée par deux gangsters
qui s'en prennent à son frère. |
Dans le langage figuré et familier, la formule " Ne tirez pas sur le pianiste " signifie
qu'il faut être indulgent envers une personne qui fait preuve de bonne
volonté. Pianiste du bistrot poisseux de Plyne, Charlie Kohler (Charles Aznavour),
de son vrai nom Edouard Saroyan, un ancien virtuose du clavier, ne manque pas
de volontarisme, mais il semble qu'un destin indécrottable lui colle aux souliers.
Ce pianiste-là, on lui tire dessus constamment ! Parce que ses deux frères
ont des ennuis avec des truands, Charlie, un homme discret tout en vulnérabilité
et en poésie qui est tombé dans l'alcool parce que sa femme s'est jadis suicidée,
doit intervenir dans un règlement de comptes qui va provoquer une série
de réactions en chaîne. Dont la mort du patron Plyne par notre timide jazzophile
de service et sa fuite avec la serveuse Léna (Marie Dubois) qui voudrait que le musicien recouvre son âme, son identité première. Mais l'appel
du bastringue et des bas-fonds est toujours plus fort que l'amour et la rédemption… Prix de la nouvelle critique (France) et de la photographie (Allemagne), Tirez sur le pianiste est un polar en noir et blanc qui change radicalement en 1960 les perspectives - un brin classiques - ouvertes avec Les 400 coups. Cette |
adaptation jazzy et désespérée d'une série noire de David Goodis lui permet de parodier
sans vergogne les canons et clichés habituels du genre en signant ici un
film psychologique qui est tout aussi bien un thriller qu'une comédie. Un voyage
vers le passé qui coïncide avec l'exploration à répétition du refoulé qui hante
un homme (le véritable gangster ne serait-il pas en définitive le corps de
la femme ?) Une œuvre en clin d'oeil à la série B américaine et au polar alcoolisé
qui insiste avec force sur le rôle phare, quand bien même tragique, joué par
les femmes dans l'univers étriqué des voyous à la petite semaine. Ou de l'art
majeur de brouiller les pistes interprétatives… A noter dans les bonus, outre
les savoureux commentaires de Marie Dubois, la séquence où le cinéaste explique
pour quelle raison il a choisi d'adapter Goodis, alors qui abhorre les films
de gangsters ! Frédéric Grolleau |
On regrette : La critique faite par La Croix en décembre 60 lors de la sortie du film. |

