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Mis en ligne le 26/11/2002 |
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Rue des plaisirs |
Drame de Patrice Leconte (France,2001) avec Patrick Timsit, Laetitia Casta, Vincent Elbaz, Catherine Mouchet... (1h26) |
On aime : La précision des détails, la subtilité de l'histoire et le making of éclairant certaines faiblesses. |
Non cotée à l'argus |
DESCRIPTIF 1 DVD Bonus Les coulisses du tournage (45 mn); commentaire audio de P.Leconte; Film-annonce et teaser; galerie des costumes; galerie de photos; filmographies. Format : 16/9e compatible 4/3; 2.35 Son : Dolby Digital 5.1 ou DTS Sous-titres Anglais Simple face Double couche Pathé ! Zone 2 |
Dans une maison close de Paris, l'homme à tout faire n'a de cesse d'offrir
du bonheur à une "gagneuse" quitte à faire son malheur. |
"Le bobinard est la pièce essentielle de l'ordre bourgeois qui repose en gros sur
la Famille, l'Eglise et l'Armée. Bien gentil la chasteté avant le mariage, la fidélité
etc. L'Eglise sait cependant que la chair est faible. L'homme marié peut
tringler hors du lit conjugal, assouvir les fantasmes les plus extravagants,
sans mettre en péril l'institution consacrée devant l'autel de Dieu." Ces trois phrases dues à la plume d' Alphonse Boudard dans L'âge d'or des maisons closes (Ed. Albin Michel, 1990) auraient pu être mises en exergue de ce film signé Patrice
Leconte dont l'action débute très peu d'heures avant le 13 avril 1946. Ce jour-là,
à cause d'une certaine Marthe |
Richard, le conseil municipal de Paris décide de fermer les bordels. Ces lieux de
jouissance dans lesquels Petit Louis a grandi. Le sien s'appelle Le Palais Orientais.
Il regarde, il apprend, il est le chouchou de ses dames avant de devenir
au fil des années leur "homme à tout faire". Vaisselles, lessives etc. sont son
pain quotidien. Un jour, alors qu'il est devenu adulte sans qu'on sache si ces
dames l'ont dépucelé, il accueille une jeunesse répondant au prénom de Marion.
En tombe-t-il amoureux ? Peut-être mais pas sûr, en tous les cas, il décide
de vouer sa vie au bien être de sa protégée au point de tout faire pour lui dénicher
un amoureux et à l'aider à devenir une vedette de music-hall. La belle chante
à merveille mais elle n'ose pas. Petit Louis ayant toutes les audaces, la
jette dans les bras d'un certain Dimitri au passé trouble et va même réussir à
faire de Marion une vraie chanteuse passant en première partie à l'ABC, l'Olympia
de l'époque. Ce drame dont on ne vous révélera pas l'issue est joliment filmé par un Patrice Leconte soucieux du moindre détail. Cela ne surprendra personne tant Leconte sait être un homme de goût sauf cette fois-ci dans le choix de ses comédiens. Patrick Timsit joue le benêt voyeur sans grande conviction ou trop de naïveté. Vincent Elbaz, outre sa belle gueule, n'a rien d'un Reggiani dans Casque d'Or. Quant à Laetitia Casta, elle est bien trop passive pour convaincre. A l'époque des bordels, on l'aurait appelée une "non cotée à l'argus" ! Elle a autant d'aisance devant une caméra qu'un bigorneau sur un pédalo tentant de remporter la Route du Rhum. Pourquoi donc Patrice Leconte n'a-t-il pas su (ou pu) dénicher une comédienne aussi expressive qu'Anna Galiena dont personne ne devrait avoir oublié la présence dans Le Mari de la coiffeuse (1990) ? Reste que cette Rue des plaisirs se regarde sans aucun.... déplaisir. Côté bonus, cela reste tout à fait honnête avec, en particulier "Les coulisses du tournages" où, en filigrane, on comprendra mieux pourquoi sans être raté, ce film reste inabouti. Henry Saurel |
On regrette : Que Laetitia Casta soit toujours aussi mauvaise comédienne. |

