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Mis en ligne le 19/11/2002
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Film
Interactivité
Atarnajuat,
la légende de l'homme rapide
Drame de Zacharias Kunut (Canada,2000) avec Natar Hungalaaq, Sylvia Ivalu, Peter-Henri Arnatsiaq...
(2h52)
On aime :
Le dépaysement garanti par la magnificence des décors, le soin
apporté à cette
Edition collector.
Vieille légende
DESCRIPTIF
2 DVDs
Bonus :
Bandes-Annonces ; Canz, court-métrage sur la présentation du film à Cannes ; interviews du réalisateur, du directeur de la photographie et de l'acteur principal ; extrait de Nanouk l'esquimau ; entretien avec Bernard Saladin d'Anglure, anthropologue spécialiste des Inuits, fiche des personnages.
Format :
16/9e compatible 4/3; 1.85
Son :
Inuit, Dolby Digital 5.1 et stéréo
Sous-titres
Français
Simple face
Double couche
Editions Montparnasse
Zone 2
  Dans une petite communauté d'Inuits nomades, deux frères s'imposent pour réunifier le groupe divisé depuis vingt ans.
A sa présentation à Cannes en 2001, Atarnajuat a fait beaucoup parler de lui en tant que premier film réalisé par des Inuits mais aussi parce qu'il a remporté la Caméra  d'Or. On pouvait donc s'attendre à un film totalement folklorique à voir pour l'exotisme mais il n'en est rien.
Au fond, Atarnajuat est un film avec une intrigue très classique mais dans un cadre qui l'est moins pour nous occidentaux, c'est à dire dans la baie d'Hudson, entre le Canada et le Gröeland. Atarnajuat, sous-titré La Légende de l'homme rapide, est comme son nom l'indique inspiré d'une vieille légende inuit où se mêlent les thèmes de l'amour, de l'adultère, de vengeance et de trahison. Ainsi, on suit les évolutions d'un clan avec ses us et coutumes en même temps qu'une véritable fiction qui pourrait  être celle de n'importe quel mélodrame hollywoodien à l'exception notable qu'on échappe ici à la mièvrerie ambiante. Toutefois, le dépaysement est garanti ne serait-ce que grâce aux... paysages. Mais ce qui fait la force du film en dehors de ses décors splendides et de la manière dont ils sont filmés (la Caméra d'Or est
ce titre plus que méritée), c'est le regard qu'il pose sur la communauté Inuit, véritable modèle de civilisation archaïque qui "fonctionne" encore à notre époque. En fait, le seul véritable reproche que l'on pourrait lui faire serait les quelques longueurs du début, sachant que le film s'étend sur une durée de presque trois heures !
Edition collector oblige, Atarnajuat comporte, en plus du soin apporté côté technique (image et son atteignent la quasi perfection), de nombreux bonus. Si certains sont pour le moins dénués d'intérêt (la présentation du film à Cannes n'est intéressante que pendant deux minutes et l'interview avec l'acteur principal est malheureusement beaucoup trop courte), d'autres valent le détour, notamment l'entretien avec Bernard Saladin d'Anglure, anthropologue spécialiste des Inuits qui apporte par son savoir un véritable complément au film. Il traite ainsi thème par thème les différents points du film en rapport avec les traditions inuites. On en apprend sur la polygamie, sur le chamanisme (la religion locale interdite par les missionnaires à leur arrivée) et sur les tatouages que portent les femmes et bien d'autres choses encore… Enfin, les plus nostalgiques pourront revoir un extrait de Nanouk l'esquimau, chef d'œuvre du cinéma muet par ailleurs disponible dans son intégralité en DVD chez Arte Vidéo.
                                                                                                                  Guillaume Mannevy
On regrette :
Les quelques longueurs au début du film.