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Mis en ligne le 5/11/2002
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Téléfilm
Interactivité
Napoléon
Téléfilm de Yves Simoneau (2002) avec Christian Clavier,Gérard Depardieu, Isabella Rosselini,John Malkovich...
(5h55)
On aime :
Les décors, la réalisation, la volonté de faire accéder le plus grand nombre à la culture.
L'éternel trio
DESCRIPTIF
2 DVDs
Bonus :
Notes de production; teaser
Format :
16/9e compatible 4/3; 1.77
Son :
Français Stéréo
Simple face
Double couche
francetélévisions distribution
Zone 2
  L'épopée militaire, la vie sentimentale d'un jeune général devenu l'Empereur de tous les français.
Il y a deux manières de regarder une fiction télévisée telle que cette épopée. On peut choisir de prendre le parti de l'historien qui à coup sûr sera outré par certains arrangements avec le personnage de Napoléon et la manière dont est exploitée la légende. Ou alors, on peut adopter une vision plus optimiste
sur cette co-production internationale. En effet, après les reproches fait au service public de ne pas correctement assumer son rôle, Napoléon est la preuve qu'il est encore possible de réaliser des fictions historiques de grande envergure. Les moyens engagés sont impressionnants : 39,6 millions d'euros, un record européen. Ce sont plusieurs pays et même une chaîne américaine qui se sont engagés dans le projet. Pour arriver à un tel résultat, quelques concessions ont dû être faites à tous les pays en particulier en ce qui concerne les rôles tenus par les acteurs étrangers. C'est pourquoi on est parfois surpris de découvrir que des personnages secondaires dans l'aventure de Napoléon sont valoriser et inversement. Le personnage de Napoléon, l'un des plus grands bourreaux de l'histoire, se transforme en romantique épris et presque en humaniste ( ! ).
Il faut ajouter à cela que les réalisations les plus marquantes de Napoléon sont souvent évoquées en une phrase. Par exemple le Code Civil, dont il disait pourtant qu'il voulait que ce soit surtout pour cela qu'on retienne son nom, prend l'allure d'une vulgaire fantaisie :"Tiens, et si l'on faisait un code et même qu'il y aurait de lois dedans". Il en va de même pour les réalisations hausmaniennes entre autres.
Enfin, on peut regretter qu'encore une fois se soit l'éternel trio Clavier-Depardieu-Malkovich qui tient la tête d'affiche avec une honnête Isabelle Rosselini. Certes, le pari de faire jouer Napoléon par
Clavier  était audacieux mais il suffit qu'il s'énerve un peu et l'on retrouve Jaquouille. Depardieu interprète Fouché comme le Comte de Monte Cristo. Quant à Malkovich , il faut aimer. On pourra noter qu'il a trouvé une vraie manne financière en France puisqu'il est la caution anglo-saxonne pour les ventes de fictions à l'étranger. Et d'ailleurs, il ne fait aucun effort pour modifier son jeu. Aucun risque de casting n'a été pris.
Mais plutôt que de tirer sur l'ambulance, on finira sur quelques compliments. Le projet était audacieux et il a été relevé avec brio. Ensuite, les paysages sont magnifiques, la réalisation spectaculaire, les décors somptueux. Ce Napoléon est donc une vraie fresque historique qui se consacre plus à l'homme qu'à l'histoire quitte à s'arranger avec elle. Mais s'il faut en passer par là pour promouvoir la culture française, c'est avec ferveur que les télévisions devront encourager ce type de fiction.
                                                                                                                     Stéphane Halphen
On regrette :
Les petits arrangements avec l'histoire, le côté mélodramatique. L'absence de vrais bonus.