©2002,dvdetcie.com

Mis en ligne le 5/11/2002
La newsletter
Retrouvez toutes les critiques parues sur
dvd et cie.
Film
Interactivité
Le souffle
Drame de Damien Odoul (France,2001) avec Pierre-Louis Bonnetblanc,Dominique Chevallier...
(1h14)
On aime :
L'idée de départ.
Tout le monde s'y perd
DESCRIPTIF
1 DVD
Bonus :
Courts métrages de Damien Odoul : La Douce (13 mn); Sans monde (3 mn); préface de André S.Labarthe; bandes annonces
Format :
16/9e compatible 4/3; 1.66
Son :
Dolby Digital 5.0
Sous-titres :
Anglais
Simple face
Double couche
MK2 Editions
Zone 2
  Durant les grandes vacances, un garçon de 15 ans connaît le temps d'un après-midi caniculaire sa première cuite.
Décidément, la campagne est à la mode dans le cinéma français. Après des comédies réussies telles que La Vie est un long fleuve tranquille ou plus récemment Une hirondelle a fait le printemps, c'est au tour du film d'auteur de s'intéresser à gens de la campagne.
Damien est un garçon de 15 ans invité par son oncle à passer ses vacances dans une ferme paumée (et c'est un euphémisme) du Limousin. Il s'occupe comme il peut, c'est à dire en rêvant, en buvant avec les amis de son oncle (scène au cours de laquelle il se prend sa première cuite) ou encore en chassant les moutons à coup de cris bestiaux -je sais ça peut paraître un
peu étrange... Pour en arriver là, on se dit qu'il doit être drôlement désespéré notre jeune ami mais en tout cas, lui, il ne s'ennuie pas (ou presque) alors que nous si. Car si le film part sur de bonnes bases (le jeune citadin confronté à un milieu rural qu'il découvre), le réalisateur a du mal à captiver l'attention et se perd dans des longueurs erratiques (le comble pour un film d'une heure et quart) sous le prétexte d'une description naturaliste du milieu paysan. Et ce ne sont pas les propos incompréhensibles des paysans bourrés (un sous-titrage n'aurait pas été de trop c'est pour dire) et les gros plans sur les pièces de bœufs et de moutons morts qui nous feront dire le contraire. En bref, on en vient souvent à se poser la question suivante : mais où le réalisateur veut-il en venir ? Dommage que ce dernier n'ait pas plus clairement orienté son film vers un style particulier (par exemple un documentaire sur la condition paysanne ou une comédie dramatique à la française). On s'y serait peut-être moins perdu et surtout mois ennuyé. A noter toutefois les qualités esthétiques, notamment celles de la photographie en noir et blanc, qui promettent, on l'espère, un bel avenir à ce jeune réalisateur.
                                                                                                                  Guillaume Mannevy
On regrette :
Les égarements du réalisateur qui entraînent ceux du spectateur.