©2002,dvdetcie.com |
Mis en ligne le 15/10/2002 |
La newsletter |
Retrouvez toutes les critiques parues sur dvd et cie. |
Film |
Interactivité |
Taxi Blues |
Drame de Pavel Lounguine (France/URSS, 1990) avec Piotr Mamonov, Piotr Zaitchenko... (1h46) |
On aime : La cruauté et la justesse de ce récit crépusculaire. |
"Sexophone" |
DESCRIPTIF 1 DVD Bonus : Préface de Thierry Jousse, bande originale du film en écoute, interview de Marin Karmitz (13 mn), filmographie, bande annonce. Format : 16/9e compatible 4/3; 1.66 Son : Audio russe et français Sous-titres : Français Simple face Double couche MK2 Editions Zone 2 |
A Moscou, un chauffeur de taxi prend à son bord un saxophoniste alccolique et juif.
Une étrange relation va se nouer entre les deux hommes. |
Impossible de ne pas penser au Taxi Driver (1976) de Martin Scorsese en suivant les aventures de ces deux hommes devenus amis par le plus grand des hasards.
Ici, il ne s'agit pas de New York et de ses bas-fonds mais de Moscou et
de ses rues sombres dans lesquelles se battent hommes ou femmes pour une bouteille
de vodka. Taxi Blues est le premier film de Pavel Lounguine qui plus tard offrira La Noce et Luna Park. Son scénario tient en quelques lignes. Schlikov est chauffeur de taxi moscovite
et il ne vit que pour l'argent. Liocha est saxophoniste, alcoolique et juif. Une
nuit de beuverie, ils se rencontrent dans le taxi de Schlikov. Entre les deux
hommes s'instaure |
une relation étrange passant sans cesse de la haine à l'amitié. Après une série
de nuits chaotiques, Liocha finira par rencontrer le succès tandis que Schlikov
restera sur la pavé de Moscou, suffoquant d'injustice ! Une œuvre douloureuse oscillant entre rires et larmes. Liocha est une espèce de pauvre type persuadé d'avoir du génie et de pouvoir dialoguer avec Dieu tandis que Schlikov est une sorte de brute au cœur tendre. Deux mondes, deux milieux en constante opposition qui pourtant vont voisiner l'espace de quelques semaines. Le film de Lounguine avait été acclamé lors de sa présentation au Festival de Cannes de 1990. Il avait été à ce point apprécié qu'il raflait le Prix de la mise en scène. Une récompense d'autant plus justifiée que ce long métrage jouit d'une interprétation sans faille et surtout rompt avec un cinéma soviétique jusque-là bien mièvre. C'est d'ailleurs ce qu'explique notamment le journaliste Thierry Jousse dans sa préface à cette version DVD plutôt remarquable. Image et son ne souffrent d'aucune imperfection. Les bonus et en particulier l'interview de Marin Karmitz, le producteur du film, expliquant les raisons pour lesquelles il a flashé sur ce scénario, sont bien choisis. Un grand moment de cinéma à savourer en V.O bien entendu. Henry Saurel |
On regrette : Rien. |

