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Mis en ligne le 8/10/2002 |
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Kandahar |
Road-movie de Mohsen Makhmalbaf (Iran,2001)avec Niloufar Pazira, Hassan Tantaï, Sadou Teymouri....
(1h22) |
On aime : La justesse d'un propos alarmant, les bonus de qualité. |
Coup au moral |
DESCRIPTIF 1 DVD Bonus : Bandes-Annonces; filmographies; interviews; documentaire " Afghan Alphabet " Format : 16/9e compatible 4/3; 1.85 Son : Iranien, français en mono 1.0 Sous-titres : Français Simple face Double couche Wild side Vidéo Zone 2 |
Le drame d'un pays laissé à son propre sort à travers l'odyssée d'une journaliste
à la recherche de ses origines. Un film coup de poing. |
Le moins que l'on puisse dire c'est que le cinéma iranien a tendance à nous foutre
un sacré coup au moral. Et ce n'est pas Kandahar qui va déroger à cette règle. Mohsen Makhmalbaf, qui n'est rien d'autre que le père
de Samira Makhmalbaf , est l'auteur de cet épique road-movie aux allures de documentaire. Kandahar, tourné clandestinement à la frontière iranienne avec de vrais afghans sur les routes
de l'exode, raconte en fait une histoire authentique qui est celle de son
actrice principale. Cette dernière est une réfugiée afghane vivant au Canada revenue
dans son pays d'origine pour |
sauver sa sœur en proie à des envies suicidaires. Voilà donc notre journaliste en route pour Kandahar qui va traverser un pays totalement ravagé par les talibans. On y croise des éclopés par centaines ayant échoué sur des mines et dans l'attente de nouvelles jambes, des femmes malades -voilées, cela va de soit- ne pouvant même pas consulter un médecin seules (elles sont séparées du médecin par un rideau laissant juste une ouverture assez grande pour les yeux et la bouche), ou encore des enfants embrigadés par les imams pour les former aux armes et à l'islam. On en vient même à se dire que la communauté internationale aurait peut-être mieux fait de voir ce film plutôt que d'attendre les évènements du 11 septembre pour réagir tardivement. Car ici, tout comme dans le poignant No Man's land du bosniaque Danis Tatovic, l'ONU est bien décrit comme un organisme impuissant distribuant quelques dollars à une population dans le dénouement le plus total. Vous l'aurez compris, Kandahar est un drame dont on ne ressort pas indemne et où l'émotion est d'autant plus forte que la misère telle qu'elle y est décrite est bien réelle. En ces temps de commémoration des victimes occidentales du World Trade Center, ce film fait du bien car il ouvre l'esprit sur ce que les caméras de CNN ne montrent pas, à savoir la misère humaine et la condition des femmes dans des pays en proie au fondamentalisme religieux. Guillaume Mannevy |
On regrette : Rien. |

