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Mis en ligne le 1/10/2002 |
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Film |
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Le tableau noir (Takhté siah) |
Drame de Samira Makhmalbaf (Iran,2000)avec Saïd Mohamadi, Bahman Ghobadi, Bhenaz Jafari...
(1h25) |
On aime : Le jeu des acteurs, la justesse d'un propos alarmant. |
Pas de pathos |
DESCRIPTIF 1 DVD Bonus : Bandes-Annonces; filmographies; documentaire " Comment Samira a fait Le Tableau noir "; lien internet Format : 16/9e compatible 4/3; 1.85 Son : Iranien, français en mono 1.0 Sous-Titres : Français, anglais Simple face Double couche Wild side Vidéo Zone 2 |
Des réfugiés irakiens cherchent à rejoindre leur pays après un exil en Iran et des
professeurs déboussolés cherchent désespérément des élèves... |
Samira Makhmalbaf est une femme à part dans l'histoire du cinéma. D'origine iranienne,
la fille du réalisateur Mohsen Makhmalbaf tourne son premier long-métrage
à 18 ans. Ce film, intitulé La Pomme et présenté à Cannes en 1998 dans la sélection Un Certain regard, lui apporte une
petite notoriété qui va lui permettre de continuer dans une voie généralement
réservée aux hommes. Deux ans plus tard, avec son deuxième film Le Tableau noir, cette jeune réalisatrice remporte le Prix du jury à Cannes. Dans ce drame saisi sur le vif, il est question de réfugiés irakiens cherchant |
à rejoindre leur pays après un exil en Iran, de professeurs déboussolés cherchant
désespérément des élèves ou encore d'enfants victimes du marché de la contrebande
entre les deux frontières. Aussi tragique et réelle que puissent être ces histoires,
notre jeune réalisatrice ne tombe pas pour autant dans le pathos hollywoodien
à coup de violons et de personnages en pleurs. Il dégage plutôt de ce
film une troublante sensation d'impuissance chez des personnages épuisés physiquement
et mentalement, qu'il s'agisse des enseignants incapables de trouver des
élèves prêts à apprendre à lire et écrire ou de ces réfugiés dans un état comparable
aux rescapés des camps de concentration sur les routes de l'exode. Le spectateur
peut difficilement rester insensible à ces pauvres erres dont, comme pour
la plupart des évènements de ce genre (on pense notamment aux conflits ethniques
africains secouant l'Ouganda ou le Rwanda), personne ne se préoccupe dans
le monde occidental. Ici, l'émotion est à son paroxysme grâce au jeu des acteurs,
pour la plupart non professionnels. Cette sensibilité à fleur de peau se retrouve
d'ailleurs chez la réalisatrice dans le documentaire d'une heure et quart
qui accompagne le film en bonus. Un vrai film à lui tout seul qui retrace la
courte mais prometteuse carrière de la réalisatrice en faisant dans le même temps
office de making of. On y apprend entre autres que Samira Makhmalbaf considère
le tableau noir des enseignants, allégorie du savoir et de la connaissance,
comme un fardeau semblable à la croix de Jésus pour ces pauvres hommes à la recherche
d'élèves dans une période où seule la survie compte. Guillaume Mannevy |
On regrette : Quelques longueurs. |

