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Mis en ligne le 11/09/2002 |
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Film |
Interactivité |
Le pornographe |
Drame de Bertand Bonello avec Jean-Pierre Léaud, Jérénie Rénier,Dominique Blanc,Catherine
Mouchet, Ovidie... (1h46) |
On aime : Les esthétiques plans fixes des arbres, des statues et de cieux embrasés qui n'ont à rien à voir avec le sujet. |
Une histoire de....cul |
DESCRIPTIF 1 DVD Bonus : " Entretien avec Jean-Pierre Léaud (15mn); ;"Les aventures de James et Davis" : Le court-métrage de Bertrand Bonello (11mn) ;Le commentaire audio du film par le réalisateur Le clip de la chanson "JPL" (4 mn) Format : 16/9e compatible 4/3; 1.66 Son : Dolby Digital Simple face Double couche Editions Montparnasse Zone 2 |
Les masturbations pseudo-intellectuelles d'un ancien roi du porno qui ne sait plus
à quel "sein" se vouer pour... rebondir ! |
Ancien réalisateur de films pornos dans les années 70 et 80, Jacques Laurent (Jean-Pierre
Léaud), qui a renoncé à sa " carrière " pour des raisons personnelles,
reprend du service pour l'argent, 15 ans plus tard, en enchaînant les films.
Apparaît alors son fils Joseph (Jérémie Rénier), ayant autrefois quitté la
demeure familiale en apprenant le métier particulier de son père, et qui fait
maintenant partie d'un groupe de militants politiques qui prônent la rébellion
par le silence. Chacun des deux, père et fils, affronte un moment crucial de l'existence.
Mais les années 70 sont loin, le porno ne joue plus le rôle d'icône
libératrice qu'il incarnait alors (à tort ou à raison) : le scénario inconsistant
que Jacques tente de rehausser en tournant dans un |
château de la région parisienne en reste au stade du cliché. Les comédiens demeurent
des objets au lieu d'incarner des personnages. Les hésitations du cinéaste
cinquantenaire sur le retour, et qui manifestement, n'y croit plus, font du film
un échec total. Sur le papier, l'idée est intéressante : déterminer si le fossé entre les deux générations aux prises ici est dû à la nature du travail du père ou au fait qu'il a menti longtemps à son fils en ne lui parlant pas de ses activités. Mais filmé par Bertrand Bonello, la sauce ne prend pas. On se désintéresse vite des ambitions ratées de Jacques et de son ultime tentative de rapprochement avec son fils, heurtés par la forme qu'adopte Le pornographe, qui se situe (trop) explicitement dans l'héritage d'un Philippe Garrel. On est loin certes du racolage intello à la Romance ou à la Baise-moi, néanmoins la neutralité de scènes de cul, la platitude des dialogues (la palme aux pseudos dialogues politiques engagés de la bande de Joseph), le rythme plat des séquences sacralise davantage l'ennui que l'écart intergénérationnel. L'intégration de vrais comédiens du hard ne change rien à l'affaire. La volonté de distanciation des comédiens, que symbolise ce pornographe abstrait au possible, ne rend pas le son et l'image idoines et ne convainc pas, le réalisateur se piégeant lui-même par les moyens qu'il entendait accuser. Du porno soft, en dessous des films érotiques de M6, et du cinéma d'auteur qui bande mou, sur fond de vide neurasthénique. On comprend d'autant moins dans ces conditions qu'un tel film ait pu recevoir le Prix de la Semaine de la Critique Internationale du festival de Cannes. Tout cela sent le confort, sur fond de piano sirupeux, la volonté de parodier la platitude du genre pornographique et ne concourt qu'à nous donner à penser que, somme toute, il y a des pornos qui ne sont pas si mauvais que ça ! Frédéric Grolleau |
On regrette : Les dialogue qui sonnent faux, l'interprétation sans âme des comédiens. |


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