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Mis en ligne le 24/07/2002 |
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Téléfim |
Interactivité |
Tous les papas ne font pas pipi debout |
Téléfilm de Dominique Baron (France-Belgique, 1998) avec Natacha Lindinger, Carole Richert,
Marina Vlady, Corentin Mardaga... (1h26) |
On aime : La finesse avec laquelle un sujet aussi délicat est abordé. |
"Fils de pédé de gouines" |
DESCRIPTIF 1 DVD Bonus : Le reportage de Myriam Donnasice (26 mn); galerie photos Format : 4/3 Son : 2.0 Simple face Antiprod Zone 2 |
En Belgique, deux femmes élèvent leur fils sans se soucier de la rumeur jusqu'au
jour où des voisins sèment le trouble. |
Pour un enfant, quelque soit son âge, les points de repères familiaux sont essentiels.
Depuis sa naissance, il essaie de se forger une personnalité en observant
ses parents. Un jour, il s'identifie au père, le lendemain à la mère... afin
de trouver un certain équilibre en reproduisant, à sa manière, ce qu'il considère
comme des modèles. Seulement, quand on a dix ans et que ses parents sont...
deux femmes il peut en aller autrement. C'est le cas de Simon. Zoé, sa mère, a décidé de vivre en Belgique afin de pouvoir faire un enfant avec un homme qu'elle n'aime pas, qu'elle va rejeter, pour mieux partager ses amours avec Dan. Un couple homoparental où une certaine sérénité semble régner. Simon ne se pose pas de questions existentielles. Même sa grand-mère a accepté le choix de sa fille Zoé de de vivre son homosexualité en compagnie de Dan et de leur... fils. Tout va |
pour le mieux jusqu'au jour où de nouveaux voisins viennent troubler cette quiétude.
C'est surtout leur fils, Max, qui commence à s'en prendre à Simon qu'il n'hésite
pas à traiter de "fils de pédé de gouines". Ce téléfilm signé Dominique Baron sur un scénario de Chris Vander Stappen pose à l'évidence le problème de la différence et de la tolérance. Pas simple pour Simon de s'y retrouver quand chaque jour, il est humilié parce que ces parents sont... des lesbiennes. Abordé avec beaucoup de pudeur, sans le moindre souci de vouloir choquer, l'histoire contée par Dominque Baron si elle se termine (trop) bien ouvre le champ de la réflexion. Ici, le spectateur n'est pas amené à juger mais simplement à constater que, finalement, cela n'a absolument rien de choquant pour le moins qu'on ait l'esprit ouvert. C'est d'ailleurs, ce que soulignent les couples homoparentaux interrogés par Myriam Donnasice dans le bonus accompagnant cette fiction bien proche de la réalité. Un outil pour comprendre, pour admettre. Soulignons enfin les interprétations de Natacha Lindinger, Carole Richert, Marina Vlady et du jeune Corentin Margada qui ne laissent pas indifférent. Henry Saurel |
On regrette : L'absence de filmographies et de commentaires de Dominique Baron. |