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Mis en ligne le 17/07/2002 |
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Film |
Interactivité |
Danny Balint ( The Believer) |
Drame de Henry Bean (USA, 2001) avec Ryan Gosling, Summer Phoenix, Billy Zane, Theresa
Russell... (1h38) |
On aime : La réflexion sur l'homme et la religion. Le jeu de l'acteur principal. |
Nazi mais pas trop |
DESCRIPTIF 1 DVD Bonus : aucun Format : 16/9e compatible 4/3 ; 1.85 Son : Anglais, Français 5.1 Sous-titres : Français Simple face Double couche G.C.T.H.V Zone 2 |
Tiraillé entre ses pulsions néo-nazies et la religion juive, un jeune homme ne sait
trop comment s'en sortir. |
On peut comparer Danny Balint à American History X mais ce serait réduire sa porté. Car si les deux films traitent du néonazisme, ils
le font chacun de manière réussie mais différente. Cette histoire vraie s'attache
avant tout aux problèmes religieux puisque le principal protagoniste, celui
qui donne son nom au film, est un néonazi un peu particulier. En effet, Danny Balint est |
d'origine juive. Son comportement vis-à-vis de la religion est d'ailleurs très ambiguë.
D'une part, il renie totalement son éducation, les principes et les traditions
qui lui ont été enseignées dans sa jeunesse par sa famille et à l'école
rabbinique qu'il a fréquenté dans son enfance. Mais d'autre part, il continue à
respecter les symboles du judaïsme que sont les synagogues ou la Thora. Il est
persuadé que, pour combattre un " ennemi ", il faut d'abord le connaître et avoir
des raisons de s'y attaquer. Si Danny Balint est un film si poignant et réussi c'est d'abord grâce à l'interprétation de Ryan Gossling, qui interprète avec brio ce rôle d'extrémiste. Par ailleurs, le film s'attache à montrer une réalité non pas violente d'un point de vue physique mais plutôt sur le plan intellectuel. C'est ainsi que le sujet principal du film, le tiraillement de Danny Balint entre le néonazisme et le judaïsme, est montré à travers son parcours dans le monde qu'il fréquente. Il est repéré par un couple bourgeois new-yorkais qui lui permet d'élargir son aura auprès de toutes les classes de la population, des plus pauvres aux plus riches, grâce à des réunions plus ou moins officielles où il débite incessamment le même discours. On réalise surtout que Danny Balint est devenu skinhead parce qu'il ne comprenait pas pourquoi la religion juive imposait de faire ou de ne pas faire certaines choses. La haine qu'il porte à l'encontre de sa religion est farouche mais elle cache une fascination et un amour encrés en son for intérieur qui ne le quitteront jamais. Qu'il le veuille ou non, malgré ses efforts, il ne peut s'empêcher d'agir ainsi qu'on le lui a enseigné. Malheureusement, aucun bonus sur ce DVD qui pâtit de l'échec du film en salle. On le regrettera d'autant que Danny Balint est un film à voir parce qu'il est, au-delà d'une oeuvre formidable, une véritable réflexion sur l'homme et la religion. Stéphane Halphen |
On regrette : L'absence de bonus. |
