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Mis en ligne le 5/06/2002 |
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Film |
Interactivité |
Le Centre du Monde (The Center of the world) |
Drame de Wayne Wang (USA,2000) avec Molly Parker, Peter Sarsgaard, Carla Gugino... (1h24) |
On aime : L'interprétation des acteurs. La finesse de la réalisation. |
Jusqu'au bout de l'envie |
DESCRIPTIF 1 DVD Bonus : Interview du réalisateur,filmographies, bandes annonces Format : 16/9e compatible 4/3; 1.77 Son : Angais,Français 5.1 Sous-Titres Français Simple face Double couche Studio Canal Zone 2 |
Un informaticien paie une strip-teaseuse pour passer trois jours et trois nuits
à Las Vegas afin d'explorer leur sexualité |
Excitant, audacieux, torride, malsain, tabou etc. Tels sont quelques uns des adjectifs
figurant sur la jaquette de ce DVD. On peut même y lire au verso que ce film
"a choqué l'Amérique !'' et que depuis Le Dernier tango à Paris on n'avait jamais rien vu de semblable. Au risque d'être contrariant, d'une part
la comparaison avec Le Dernier tango semble, elle, bien audacieuse et d'autre part deux DVD traitant à peu de choses près
du même sujet ont précédé celui-ci. Nous voulons parler d'Intimité de Patrice Chéreau où un homme et |
une femme se retrouvent tous les mercredis après-midi dans une maison sans âme où
ils font l'amour sans jamais se parler et de Better than sex de Jonathan Teplitsky où, là encore, un homme et une femme décident d'assouvir leurs
fantasmes en évitant de tomber amoureux. Dans ces deux films certaines scènes
sont effectivement torrides alors que dans Le Centre du monde, co-scénarisé par Paul Auster, on en reste à un érotisme très soft. Le propos se résume en une phrase : Richard, un génie de l'informatique ayant fait fortune en montant une start-up rencontre Florence, une strip-teaseuse, à laquelle il propose moyennant finances de s'enfermer avec elle dans un hôtel de Las Vegas pendant trois jours et trois nuits pour explorer les limites de leur sexualité avec pour conditions de ne pas céder au sentiment et de ne jamais faire l'amour pour de vrai. Vont-ils y parvenir ? Rien n'est moins sûr. Logiquement, on pourrait s'attendre à quelques séquences osées. Il n'y en guère. En revanche, se sont les propos qui attirent l'attention. Le vocabulaire est cru sans être vulgaire et la situation du mâle dominant du fait de sa situation sociale dominée par une femelle dont c'est la profession a de quoi dérouter un public non initié. C'est peut-être cela qui a choqué les américains. Richard comme Florence s'explore dans le luxe sans sombrer dans la luxure et ils finissent au terme de ce voyage jusqu'au bout de l'envie par retrouver leurs conditions d'origine laissant augurer qu'un jour il ne leur sera pas interdit d'engager à nouveau ce type de pari. Un film bien construit, interprété avec finesse où la caméra de Wayne Wang se refuse à s'attarder sur ces parties des corps qui l'aurait immédiatement conduit aisément à la pornographie. Dans le très court entretien qu'il donne, il préfère "philosopher" sur les vies professionnelles de ses héros laissant le spectateur orphelin des motivations qu'on était en droit d'attendre. Jean-Marc Loubier |
On regrette : Le côté racoleur de la jaquette. |
Interdit aux moins de 12 ans |
