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Mis en ligne le 29/05/2002
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Film
Interactivité
L'INTEGRALE
JACQUOU LE CROQUANT
Feuilleton télé de Stellio Lorenzi (France,1969) avec Eric Damain,Noël Roquevert,Simone Rieutor,Claude Cerval,Daniel Le Roy...
(9h)
On aime :
Retrouver le charme désuet des feuilletons d'hier où le melo faisait pleurer dans les chaumières.
Du sang et des larmes
DESCRIPTIF
3  DVDs
DVD 1
Métayers des Nansac
La Nuit de la chandeleur

DVD 2
La Tuilière
Le Curé Bonnal

DVD 3
Révolte de Fanlac
1830

Bonus :
Aucun
Format :
4/3 ; 1.33
Son :

Stéréo 2.0
Sous-Titres :
Français pour sourds et malentendants
Simple face
TF1 Vidéo
Zone 2
Dans le Périgord, entre 1819 et 1830, un jeune enfant privé de père et de mère entend se venger de la méchanceté des puissants.
C'était le temps où la télévision osait se lancer dans de longues sagas pouvant passionner un très large public. C'était en 1969, la plupart des français se contentaient encore de téléviseurs en noir et blanc. C'était le temps de l'ORTF. C'était le temps où des réalisateurs comme Stellio Lorenzi s'amusaient, pour distraire ou émouvoir, à piocher dans le patrimoine littéraire français. En cette année-là, il avait choisi un roman d'Eugène Le Roy. Un auteur aujourd'hui bien oublié, né le 29 novembre 1836 au Château d'Hautefort dans le Périgord où son père est intendant et sa mère lingère. De son enfance miséreuse, il s'inspirera pour écrire ce fameux Jacquou le Croquant, un plaidoyer contre les brimades et les injustices dont furent victimes les humbles paysans exploités par de riches seigneurs.
L'histoire se déroule dans le Haut-Périgord en 1819. Le Comte de Nansac,
riche propriétaire terrien sans scrupules, tient d'une main de fer ses métayers par l'intermédiaire de Laborit, son régisseur. Les parcelles minuscules qu'il loue ne permettent à personne de vivre décemment - excepté le Conte et son entourage, qui se servent lourdement au passage, condamnant à la misère la plupart des paysans. Martin Ferral est arrière-petit fils de Croquant, ces paysans révoltés des années 1630. Il exploite la ferme de Combe-nègre et ne supporte plus les abus dont il est victime, ni les avances de Laborit envers sa femme, Marie. Obligé de braconner pour nourrir sa famille, il est détesté du Comte. Les tensions s'exacerbent, jusqu'au jour où, venu abattre leur chien, Laborit blesse aussi Marie. Martin fou de rage, le tue. Contraint à s'enfuir, il quitte sa femme et leur fils Jacquou afin de se cacher dans la forêt. Trompant la surveillance des gendarmes, l'enfant parvient à revoir son père en cachette. Mais dénoncé, Martin est bientôt retrouvé puis arrêté. Marie, après un passage à la Tuillière, un hameau abandonné, trouve un hébergement et du travail chez le fermier Géral, pour aider la Mathive, sa servante en chef, une méchante femme. Lina, la fille de la Mathive et Jacquou deviennent vite amis. Six mois plus tard, le procès de Martin a lieu à Périgueux... En dépit de la plaidoirie de Maître Fontgrave, Martin aux galères. Il ne va pas tarder à y mourir. C'est ensuite au tour de Marie de s'éteindre non sans avoir demander à Jacquou de venger sa famille...
Et ainsi de suite pourrait-on écrire. Car, s'il ne fait pas de doute que Jacquou rendra sa propre justice, tout au long des six épisodes de cette série écrite par Stellio Lorenzi et Michèle O'Glot, on nage du début à la fin en plein mélodrame. En 1969, on pleurait dans les chaumières françaises en suivant les aventures de ce pauvre gosse dont le rôle était tenu par Eric Damain. Il était entouré de comédiens de talents plus ou moins connus. Il y avait Claude Cerval, Noël Roquevert, Elisabeth Wiener, Simone Rieutor, Fred Ulysse etc. Ce coffret permet donc de revivre les aventures de Jacquou. L'idée est bonne mais elle aurait encore été plus intelligente si les éditeurs (TF1 et l'INA) avaient profité de ce support pour améliorer la qualité des images, restaurer le son et donner au moins quelques petits bonus. Il ne faut se contenter que de sous-titres pour sourds et malentendants. L'intention est louable. On espérait davantage. Sera-ce pour une prochaine fois ?
                                                                                                                    Jean-Marc Loubier
On regrette :
L'absence de restauration des images et du son. L'inexistence de bonus.