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Mis en ligne le 17/04/2002 |
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Film |
Interactivité |
LA FAUSSE SUIVANTE |
Comédie de Benoît Jacquot (France,2000) avec Isabelle Huppert,Sandrine Kiberlain, Pierre
Arditi... ( 1h25) |
On aime : La façon très orginale de film ce classique de Marivaux. |
Un bel exercice de style |
DESCRIPTIF 1 DVD Bonus : Bandes-annonces ; Plaisirs d'un tournage, conversation avec Sandrine Kiberlain et Benoît Jacquot Format : 16/9 compatible 4/3; 1.85 Son : Stéréo Simple face Editions Montparnasse Zone 2 |
Une fortunée demoiselle est sur le point de se marier. Avec l'aide de son valet,
elle monte un stratagème afin d'éprouver les sentiments de son prétendant. |
On regrette : L'absence de sous-titres pour sourds et malentendants. |
Un faux chevalier qui finit par avouer qu'il est une femme, qui ensuite fait croire
qu'elle est domestique alors qu'elle ne l'est pas… Un jeune aristocrate sans
scrupule qui ne s'intéresse qu'à l'argent… Une femme au cœur tendre que chacun
dupe à sa guise…On se croirait dans Les Liaisons dangereuses Ce n'est " que " Marivaux, pourrait-on dire, à l'instar de Musset déclarant à propos
d'une soirée " perdue " mais enchanteresse passée au Français :" Ce n'était
que Molière. " En fait, La Fausse Suivante, c'est " tout " Marivaux. Avec ses travestis, ses imbroglios, sa critique amère de la société, ses jeux dans le jeu, ses valets qui sentent venir le vent de la Révolution. |
Benoît Jacquot a mis en scène ses acteurs en costumes d'époque, dans un théâtre à
l'italienne, avec un éclairage qu'on croirait à la bougie. La caméra serre les
visages, les expressions, et, dans ce dispositif, le texte se déploie à son aise,
brillant, intelligent, sensuel, comme on ne l'entend pas souvent au théâtre.
On ne peut plus parler ici de théâtre filmé ; la théâtralité se révèle grâce
au langage cinématographique sans rien perdre de son essence. Deux raisons impératives pour voir ce film avec ses enfants et surtout avec ceux qui ont à préparer le bachot : entendre le texte magnifiquement interprété par Pierre Arditi, Isabelle Huppert , Sandrine Kiberlain, Mathieu Amalric - et, ce, d'autant plus que le thème " Maîtres et valets dans une comédie du XVIIIe siècle "était l'an dernier au programme du dit bachot. On ne sait jamais, ça pourrait revenir... Il faut encore apprécier la façon dont le cinéaste implique peu à peu ses acteurs jusqu'à ce qu'ils se confondent avec leur personnage. En filmant, La Fausse suivante, Benoît Jacquot signe une œuvre audacieuse, qui, plus qu'un hommage à Marivaux, est une déclaration d'amour aux acteurs et au théâtre. L'idée de faire un film de ce classique en revient à Sandrine Kiberlain. C'est ce qu'on apprend en l'écoutant converser avec Benoît Jacquot. Il leur fallait juste trouver trois semaines où les uns et les autres seraient libres pour mener l'expérience. Le hasard est parvenu à bien faire les emplois du temps de Kiberlain, Huppert, Arditi... et Jacquot. Du cinéma sans prétention mais bigrement agréable à savourer. On regrettera seulement que pour ce DVD, les Editions Montparnasse aient oublié de penser aux sourds et malentendants ! Jean-Marc Loubier |
