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Mis en ligne le 17/04/2002 |
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TETSUO et TETSUO II |
Films de science-fiction de Shinya Tsukamoto (Japon, 1989 et 1991) avec Kei Fujiwara, Tomoro Taguchi, Nobu
Kanoaka (1h07 et 1h33) |
On aime : La richesse du propos et le soin apporté à cette édition collector. |
Ames sensibles s'abstenir |
DESCRIPTIF 2 DVDs Bonus : Présentation des deux films par Jean-Pierre Dionnet ; interview de Tsukamoto par JP Dionnet (17 mn); making-of de Tetsuo II (20 mn); bandes-annonces ; livret colector ; interviews de Tsukamoto Format : 1.85, 1.37, 16/9 compatible 4/3 Son : Japonais5.1 Arkamys Sound Process) Sous-titres : Français Simple face Double couche Studio Canal Zone 2 |
La vie et l'unviers aspetisés de Tokyo vu par l'un des cinéastes japonais les plus
dérangeants de sa génération. |
On regrette : Quelques scènes mal ficelées. |
Né dans le quartier de Shibuya à Tokyo, le 1er janvier 1960, Shinya Tsukamoto s'est
découvert une passion pour le cinéma vers l'âge de quatorze ans quand son père
lui offre une caméra super huit. Il se lance immédiatement dans la réalisation
de courts-métrages tout en apprenant les arts plastiques à l'université. Il
travaille quelques temps dans l'univers de la pub avant de fonder une compagnie
théâtrale puis de se lancer définitivement dans la réalisation cinématographique.
Après deux courts-métrages remarqués ( The Phantom of regular size en 1986 et The Adventures of Denchu Kozo en 1987 ), il signe ce fameux Tetsuo. Moyen métrage en noir et blanc tourné dans des conditions difficiles -plus d'une
année de travail- mais qui fait le tour des festivals. Tetsuo raconte l'histoire d'un homme qui après un accident d'automobile voit son corps muter en une sorte d'aimant ramassant tous les détritus de la société. Il s'agit là d'un prétexte pour dénoncer les travers de la société japonaise. De cette société où "la mort est une angoisse partagée par plusieurs générations" dit Tsukamoto et où il a essayé de travestir ce thème |
en caricature de science-fiction. "Cette angoisse de finir au ban de la société, cette pression était comme une force
destructrice qui allait anéantir la ville de Tokyo." ajoute ce cinéaste atypique. Il le produit, le réalise et il tient le rôle d'un
fétichiste du métal. Premier film de la nouvelle vague du cinéma d'horreur japonais,
Tetsuo ne fait pas dans la dentelle. Images d'une rare violence, d'une
cruauté à la limite du supportable, une caméra diabolique s'accrochant aux détails
les plus glauques... Les premières images saisissent et assomment le spectateur.
Considéré comme un film culte Tetsuo déroutera ceux qui ne se sont jamais frottés à l'univers de Tsukamoto. Tesuo II est en fait le quasi remake de Tetsuo. Un remake en couleur légèrement moins violent. "Mais ce n'est pas film inutile, souligne Jean-Pierre Dionnet dans le livret accompagnant cette collection Asian Classics, au contraire : c'est le prolongment et l'élargissement du même thème décrivant avec complaisance, quelques horreurs supplémentaires, et surtout, grâce aux couleurs : le bleu froid et aseptisé de Tokyo considéré comme une ville insipide et sans âme." Là encore, âmes sensibles s'abstenir. Une édition présentée dans un coffret luxueux riche d'un livret permettant de découvrir l'univers de Tsukamoto et de très élégants bonus comme en particulier les interviews du metteur en scène. En l'écoutant, on n'a pas mais vraiment pas envie d'aller vivre ou travailler à Tokyo. Jean-Marc Loubier |
I Interdit aux moins de 16 ans |
